LA NOUVELLE GUERRE CONTRE L’INTELLIGENCE

LA
NOUVELLE GUERRE CONTRE L’INTELLIGENCE

J’ai le plaisir d’annoncer la publication du premier tome de mon livre
intitulé: «La nouvelle guerre contre l’intelligence» par les Editions
François-Xavier de Guibert. (ISBN: 2868397344 ), préfacé par Philippe
de Saint Robert. Ce premier tome est sous-titré «Les mythologies
artificielles» et comprend 319 pages.

«Nous sommes les témoins de l’émergence d’un nouveau type de guerre de
nature furtive, une “guerre de velours”, dont le but est la conquête des
intelligences et l’asservissement des esprits, ouvrant ainsi la voie aux
conquérants du XXIe siècle…»

La guerre de velours est de nature informationnelle. Elle se propage un
peu à la manière d’un virus qui reprogramme son hôte pour le reproduire et le
répandre à son tour en l’amplifiant. Pour être efficace, cette guerre doit
construire et propager un certain nombre de mythologies artificielles qui
s’enracinent comme autant de croyances visant à modifier le comportement des
individus de façon durable pour qu’ils servent les intérêts de la minorité
menant ce type d’agression. Notre vision du monde est ainsi devenue une
déformation importante de la réalité. Se faisant de manière furtive et
agissant principalement au niveau des zones d’incertitude inconscientes, en
vassalisant des populations entières, la guerre contre l’intelligence fait des
dégâts bien réels, même s’ils ne se comptent pas en morts et en destructions
physiques. La conquête armée préserve presque toujours le potentiel mental de
résistance des nations envahies alors que ce dernier type de guerre le détruit
efficacement.

Bien que certains pays semblent occuper un rôle central dans ce type d’action,
ils n’en sont pas pour autant les uniques protagonistes. Ignorant les
frontières nationales et contournant habilement les structures de pouvoir
qu’elle contamine généralement au passage, la guerre contre l’intelligence est
difficile à combattre car ses cinquièmes colonnes sont nombreuses et
puissantes même si elles ne sont pas toujours conscientes du rôle qu’elles
jouent, et les limites du front demeurent ardues à repérer. Si cette guerre
est si efficace, c’est qu’elle attaque, entre autres, notre principal outil de
pensée, c’est-à-dire notre langue, un peu à la manière dont le SIDA attaque
notre système immunitaire.
Ses motifs sont aussi vieux que l’humanité
elle-même. Il s’agit de dominer, posséder, surveiller, commander, contrôler,
récompenser et punir tout autant que de s’enrichir. La guerre contre
l’intelligence est en train de subvertir nos régimes démocratiques en les
vidant de leur substance et en les transformant, lentement mais sûrement, en
dictatures déguisées en démocraties à l’intérieur desquelles le citoyen n’est
plus soumis à la coercition physique directe mais est puissamment endoctriné
et conditionné. «La nouvelle guerre contre l’intelligence» offre une
description détaillée des techniques les plus importantes – mais aussi sans
doute les plus ignorées par les médias – qui sont utilisées dans la guerre
informationnelle et la manipulation mentale à l’échelle des sociétés.

A moins que l’humanité ne prenne conscience de l’existence de ce nouveau type
de guerre, n’explore les techniques qu’elle utilise pour s’en défendre et ne
se décide, une fois pour toutes, à admettre le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes en toute liberté d’esprit, dans la diversité de leurs langues et
la pluralité de leurs cultures comme condition nécessaire à sa survie, ce que
l’on nomme actuellement “civilisation” ira au mieux vers la stagnation ou, au
pire, vers l’autodestruction impliquant, cette fois, une troisième guerre
mondiale avec ses destructions matérielles et ses morts bien réels.

Je remercie ceux d’entre vous qui, au cours des trois dernières années, m’ont
adressé des informations pertinentes à ce sujet ou des commentaires dont
beaucoup ont été inclus dans mon ouvrage. C’est ainsi que vous pourrez
éventuellement y retrouver, au fil des pages, certaines de vos idées,
suggestions et références. J’ai essayé de «rendre à César ce qui est à César»
en citant leurs auteurs et je crois que vous ne trouverez pas d’injustices par
omission dans mon ouvrage.

«Les mythologies artificielles» fixent le cadre et les conditions dans
lesquels cette nouvelle «guerre contre l’intelligence» révèle son efficacité.
Le deuxième tome, qui paraîtra dans deux mois présentera «La manipulation
mentale par la destruction des langues
». Il expliquera que ce l’on nomme
communément «défense de la langue, des cultures et de la pluralité» n’est pas
une petite guéguerre d’opérette. Elle conditionne notre survie et donc, à
terme, notre indépendance économique et politique. Une fantastique opération
de néocolonisation à travers la langue a été enclenchée à l’échelle de la
planète. Il est indispensable de la reconnaître pour ce qu’elle est réellement
si on veut la combattre efficacement. Enfin, le dernier tome, qui paraîtra
avant le mois de mai 2002 décrira «Un nouveau programme pour la conscience».
Nous assistons à un retour du colonialisme qui ne vise plus spécifiquement les
pays en voie de développement mais aussi les pays industrialisés. La seule
différence par rapport au passé n’est qu’un changement de langage. C’est ainsi
que les missions dites “humanitaires”, la “coopération économique”, les prêts
pour favoriser le “développement”, “l’aide” à l’éducation ne déguisent souvent
qu’une prise de contrôle des leviers de commande des pays qui en sont la
cible. La mondialisation des échanges masque en fait une volonté de ligoter
certaines populations par la création de liens les rendant dépendants
économiquement, politiquement et idéologiquement, et cela en permanence.

Ce livre a été conçu pour servir d’arme intellectuelle à tous ceux qui
luttent pour l’émergence d’un monde multipolaire dans le respect des langues
et des cultures.
Il ne s’agit pas d’un “essai” au sens traditionnel du
terme mais d’une démonstration claire qui constitue un verdict sans appel
prononcé à l’encontre de ceux qui veulent dissoudre nos cultures et nos
spécificités respectives pour nous plonger dans un bouillon indifférencié au
nom d’un mondialisme déstructurant qui annihilerait notre créativité tout
autant qu’il nous vassaliserait politiquement et économiquement.

Les idées ne deviennent mobilisatrices que dans la mesure où elles sont
sous-tendues par des raisonnements indémontables eux-mêmes étayés par des
faits vérifiables et entraînant ainsi des conclusions irréfutables. C’est ce
que j’ai voulu accomplir pour tous ceux qui partagent mes préoccupations et,
si le but n’était que partiellement atteint, je considérerais m’être rendu
utile malgré tout.

Vos commentaires à toutes et à tous seront bien sûr les bienvenus!

Ce livre peut être acheté ou commandé dans n’importe quelle librairie et il
figure également au catalogue des principales librairies en ligne (www.chapitre.com,

www.alapage.com
,

www.amazon.fr
, etc.). On peut le trouver par ISBN, titre ou
sous-titre.

Charles Durand, ECC
Université de technologie de Belfort-Montbéliard


Charles.Durand@utbm.fr

(Le 4 décembre 2001)