LA FRANCE S’ANGLICISE

LA FRANCE S’ANGLICISE
et banalise le français grâce à l’appui des autorités politiques françaises.
à vos claviers!

NDLR – Rapellez-vous ! Vos interventions et celles d’Impératif français
( http://www.imperatif-francais.org ) et de nombreux autres partenaires de la
Francophonie avaient obligé la société Air France à abandonner son projet
d’angliciser l’espace aérien français. Impératif français vous invite à
nouveau à protester auprès des autorités politiques françaises. Vous
trouverez à la fin de ce texte les adresses Internet des membres de diverses
institutions politiques françaises (Assemblée nationale, Sénat, etc.) que
nous vous recommandons fortement d’utiliser.

Le putsch anglo-saxon continue:

Francosphère – FRANCE : L’ABROGATION CLANDESTINE
DE L’ORDONNANCE DE VILLERS-COTTERêTS

«Issu de la très sérieuse "Gazette du Palais", ce texte de Maître Alain
CLAVIER, Avocat à la Cour de Versailles, nous fait comprendre comment le
Ministère des Finances français a réussi à obtenir en catimini l’abrogation
de fait de l’Ordonnance royale de Villers-Cotterêts, et cela malgré l’avis
contraire du Conseil d’Etat . Cette "trahison" ouvre largement la voie à
l’intrusion de l’anglais en droit français, pour le plus grand bénéfice de
"la main invisible du capitalisme radical anglo-américain".»
(Vox Latina http://www.voxlatina.com/ )

L’ABROGATION CLANDESTINE DE L’ORDONNANCE DE VILLERS-COTTERêTS
par Maître Alain CLAVIER
Avocat à la Cour de Versailles


" … la concession était, le plus souvent, une habitude, sinon un principe
… il était comme entendu que la France ne disait jamais : " Non ! " Aussi,
dans les moments où je tenais tête aux exigences britanniques, voyais-je,
jusqu’autour de moi, se manifester l’étonnement, le malaise, l’inquiétude.
J’entendais chuchoter en coulisse et je lisais dans les yeux cette question
: " Où donc veut-il aller ? " Comme s’il était inconcevable qu’on n’allât
pas à l’acceptation "
Charles de Gaulle – Mémoires – L’Appel – Londres – Pléiade 2000, p. 142


L’ordonnance par laquelle François Ier prescrivit l’usage du français dans
les actes officiels datait de 1539. à l’évidence, sa seule ancienneté
appelait une réforme : quatre cent soixante-deux ans d’usage constituaient
une insulte à la modernité.

Quelques services administratifs anonymes, animés par une mystérieuse et
invisible main, se sont donc mis en tête de réaliser le rêve d’un ancien
ministre de l’éducation qui voulait que l’anglais ne fût plus une langue
étrangère en France.

Aussi la France a-t-elle discrètement engagé le processus législatif de
changement de langue officielle pour l’adoption de l’anglo-américain.
Il ne s’agit plus seulement d’user de fait d’un idiome autre que l’hexagonal
(ce qu’ils sont nombreux à savoir fort bien faire ; et ils en tirent une
certaine fierté). Il s’agit d’institutionnaliser insensiblement cette
pratique en lui fournissant progressivement les textes qui lui donneront
l’apparence d’une légitimité.

LE JUGE DéJUGé

Par arrêté du 22 janvier 1999, le ministère de l’économie et des finances
homologuait donc un règlement de la commission des opérations de bourse
(dite C.O.B.). Ce règlement prévoyait la possibilité, pour les émetteurs de
titres négociés en France, de rédiger leurs documents de présentation dans "
une langue usuelle en matière financière " et de n’établir qu’un " résumé "
en langue vernaculaire française.

Sur requête avisée de M. Géniteau, le Conseil d’état, par une décision
fortement motivée du 20 décembre 2000, annulait cet arrêté fourbe, infidèle,
parjure, renégat et félon, malgré la vive opposition du ministère (Cf. " Les
Annonces de la Seine " du jeudi 4 janvier 2001 p. 5 – commentaire M. Y.
Benjamin).
Entre autres, le Conseil d’état considérait avec raison que ce texte violait
les dispositions de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue
française.

Sortie par la grande porte, la trahison est revenue par la fenêtre.
Quelques semaines après l’annulation de son arrêté par la Haute juridiction
administrative, par quel stratagème Bercy a-t-il obtenu de Matignon que la
formulation annulée fût subrepticement glissée dans le texte d’un projet de
loi qui n’avait avec elle qu’un lointain rapport (loi sur les mesures
d’urgence (!) à caractère économique et financier) ?

Ce texte a été voté en catimini, de nuit, entre deux longues fins de semaine
(Cf. " Le Monde " des dimanche 6 et lundi 7 mai – supplément " Argent ", p.
1 – Christophe Jakubyszyn " La langue du vainqueur ").

Abusés ou complices les députés ont cautionné ce premier pas vers le
changement de statut linguistique de la France.
Cet acte est inadmissible.

LES MOTS POUR LE DIRE

" Une langue usuelle en matière financière "… Derrière cette hypocrite
circonlocution ne se cachent ni le roumain, ni le sanscrit, ni le chinois,
ni le flamand, ni le bas breton. Ni même l’allemand ou le japonais, pourtant
langues de quelques financiers non négligeables.

Ni surtout le français, qu’il s’agit précisément d’écarter et d’éradiquer.
Concéder un " résumé " à ceux qui pratiquent encore ce dialecte, établit
suffisamment qu’il n’est pas lui-même considéré par le ministère comme une
langue usuelle.

Certains mauvais esprits suggèrent que la " langue usuelle en matière
financière " pourrait être l’idiome d’une grande puissance envers (la bourse
de) laquelle ont souvent pu être observés, de la part de ceux-là même qui
devaient veiller à la liberté des peuples, des phénomènes spontanés de
soumission volontaire, voire des marques .de tendre servilité dont le pire
des tyrans de l’antique Orient n’aurait pas rêvé pour lui-même.

Déjà, d’anciennes grandes entreprises nationales, dont le devoir et la
responsabilité auraient naturellement dû être de mettre leur nouvelle
dimension mondiale au service de la promotion de l’usage du français, ont
commencé au contraire à lui substituer, dans leur propre gestion, cet idiome
des puissants qui fascinent (1).
(1) La mise en quarantaine des productions de ce genre d’entreprise ne
pourrait-elle être envisagée ?

Déjà, sans qu’aucune décision collective n’ait jamais été démocratiquement
prise sur ce point, la Banque centrale européenne présente d’autorité son
site internet et travaille " tout naturellement " dans cet idiome, lequel,
suprême paradoxe, n’est celui d’aucun des pays participant à la grande
aventure de l’Euro …

Pourquoi n’avoir pas choisi la langue de l’un d’eux pour le fonctionnement
de cette banque commune ? L’italien n’eut pas été incongru, l’Italie ayant
inventé la finance en Europe. Ou le flamand, les pays qui le pratiquent
ayant suivi de près son exemple. De même l’allemand, le siège de notre
banque étant en Allemagne. Ou même … le français, qui fut une langue
véhiculaire non négligeable en Europe jusqu’à ce que fussent (bien vite)
oubliées les (probablement fausses) promesses de E. Heath à G. Pompidou.
L’occasion pourtant était belle d’introduire un peu de diversité, et donc de
liberté, dans les actuelles pratiques des institutions européennes. Est-elle
totalement perdue ?

Appartiendra-t-il un jour aux européens de se prononcer sur ce sujet ? de ne
plus subir les stratégies occultes face auxquelles les politiciens ont
manifestement abdiqué ? de dire s’ils acceptent les tentatives
d’uniformisation qu’orchestrent à leurs dépens les puissants du jour, de
dire s’ils veulent être libres ou non, s’ils veulent être eux-mêmes ou non,
s’ils veulent … être ou ne pas être (ironie suprême, n’est-elle pas ?) ?
La problématique européenne est complexe. C’est une banalité de relever que
l’Europe traverse une profonde et longue crise d’identité et que les
institutions, quelles qu’elles puissent être, n’auront d’avenir qu’autant
que les Européens s’y reconnaîtront.

Cette reconnaissance d’eux-mêmes ne passe pas seulement par un comblement du
déficit démocratique. Ou, plus exactement, ce déficit ne commencera d’être
comblé que dans et par le respect du quotidien des gens.

à ce titre, la problématique linguistique constitue l’un des non-dits les
plus assourdissants de la construction européenne, alors même que c’est dans
l’évidence de la langue que les gens reconnaissent leur plus immédiat
quotidien.
Elle pourrait bien devenir, plus peut-être que les questions d’intendance et
certainement plus que les problèmes de technique institutionnelle, l’une des
pierres d’achoppement majeure à un véritable élan populaire européen.
Il aurait pu revenir à la France de poser nettement cette vraie question
pour qu’il fût tenté d’y apporter une vraie réponse; à tout le moins une
réponse européenne (nous entendons par là … décidée en Europe …).
Son monde politique et sa bureaucratie n’en prennent manifestement pas le
chemin.

SANS RAISON

Aucune des raisons avancées pour tenter de justifier les forfaitures
linguistiques des administrations anonymes au service de la main invisible
n’est recevable.

Prétendre qu’il faudrait " ne pas pénaliser la place de Paris " est une
sottise ou une mystification.

Sur le fondement de quelle divination nos décideurs présupposent-ils que les
40 % d’investisseurs étrangers de la place de Paris refuseraient désormais
les règles du jeu qui ont fait son succès jusqu’aujourd’hui ?

Et l’argument se retourne en effet, car les progrès et la prospérité de la
place n’ont pas attendu cet abandon qu’on veut lui imposer, ce qui manifeste
suffisamment que la rédaction de ses règlements et des documents financiers
en patois français n’est nullement de nature à entraver son développement.
Cette maladive fascination pour l’abandon, cette soif pathologique
d’abdication de soi-même, est d’autant plus sotte et ridicule qu’elle est
parfaitement inutile.

Mais, fût-elle même utile à l’indice boursier, serait-il acceptable de
vendre ainsi sa langue et son histoire pour quelques dollars de plus ; son
héritage pour un plat de lentilles ?

Il ne nous le semble pas. Gardez les lentilles, messieurs, et laissez-nous
le babil qui fait notre héritage !

Dans son article du " Monde " cité ci-dessus, C. Jakubyszyn évoque le petit
porteur francophone, qui devra se contenter d’un rassurant " achetez, tout
va bien " en français lorsque, pour les locuteurs respectables, une grande
entreprise détaillera " en langue usuelle " sa nouvelle stratégie ou ses
plans de restructuration.

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Que dire aussi des salariés ? Devront-ils avoir recours aux services de
traducteurs pour savoir à quelle sauce leurs emplois seront mangés ?
Les négociations sociales devront-elles alors également se faire dans " la
langue usuelle en matière financière " afin de pouvoir discuter " dans le
texte " des mesures envisagées ?

En quelle langue les revendications devront-elles être exprimées pour être
recevables ? les accords rédigés pour être acceptés par les ministères ?

LANGUE DU PROCèS, LANGUE DU DROIT

Mais qu’en sera-t-il surtout du contrôle de la C.O.B. et des juridictions de
la République ?

Si les documents boursiers sont désormais rédigés en anglo-américain (soyons
un peu honnêtes, aucune autre langue n’est espérée par le ministère) sans
qu’aucune obligation soit faite de présenter une version complète en langue
française qui fasse autorité, en quelle langue se fera la vérification de la
conformité de ces documents à la loi et aux réglementations applicables ?
Il sera rapidement prétendu, par tous ceux qui entendent bien pousser les
pions de la domination linguistique, que la discussion sur la portée de
telle expression, sur la connotation de tel mot, sur la signification de
telle tournure, ne peut, de toute évidence, se faire au vu des traductions,
parfois contradictoires, qui pourront en être faites.

La compréhension en sera proposée, dans le texte, au travers de précédents
de " common law ".

La C.O.B., puis inéluctablement les juridictions françaises elles-mêmes
seront donc sommées de dire le droit dans la " langue usuelle en matière
financière ". La boucle sera bouclée.

Le juge français devant dire le droit (en) anglo-américain, les lois
pourront désormais être également directement rédigées en cette langue afin
de préserver la cohérence de l’ensemble et de les rendre plus
compréhensibles aux investisseurs étrangers.

Aux orties donc, avec la langue, toute une culture juridique !
On ne veut voir qu’une seule tête ! Et ceux qui s’échinent encore à
sauvegarder et promouvoir l’influence non seulement du français mais de
toute la tradition de droit écrit de l’Europe continentale en seront pour
leurs frais.

L’acte portait déjà un coup de couteau dans le dos de tous ceux qui
tentaient de maintenir une présence de notre culture juridique au niveau
international ; aux professeurs, aux magistrats, aux professionnels qui, à
travers le monde et particulièrement depuis l’ouverture de l’Europe de
l’Est, entretiennent contacts et relations nombreux pour que cette tradition
irrigue un peu le renouvellement juridique de pays qui se reconstruisent ;
aux quelques cabinets d’avocats français qui peuvent encore figurer au
niveau international ; aux efforts parfois déployés avec son maigre budget
par la chancellerie pour que le barreau français conserve quelques moyens de
faire entendre sa différence face à l’océan des " bigs " – en américain dans
le texte -, attirés en masse par le trou d’air des abandons de nos édiles.

CONFIRMATION

Mais ce méfait était insuffisant ; la mise fut donc doublée quelques
semaines plus tard par la signature, sans l’ombre d’un débat public, du "
Protocole de Londres ".

Brièvement résumé, l’objet en est de rendre opposable aux tiers les brevets
européens sans traduction préalable dans la langue du pays cible.
Dès lors qu’un brevet aura été déposé dans sa langue d’origine (supposons,
par pure conjecture, en anglo-américain), il sera opposable, dans sa version
d’origine à tout Français en France, tout Allemand en Allemagne …
Les conséquences en sont incalculables.

Elles ont été magistralement analysées par M. Alain Le Tarnec en un article
que nous ne pouvons hélas reprendre ici in extenso (Gazette du Palais des 8
et 9 juin 2001 – p. 3 et s.) mais auquel il est indispensable de se référer.
Ce protocole planifie la disparition à bref délai dans le domaine des
brevets, et plus généralement dans le domaine technologique, donc dans le
quotidien, de l’usage du français, de l’allemand (pourtant les deux autres
langues officielles de l’Office européen des brevets) et des autres idiomes,
européens ou non.

Malgré l’opposition de grands esprits et de beaucoup de nos alliés européens
(Italie, Espagne, Portugal …), il a fallu qu’une fois de plus la France
s’inclinât, se penchât, se pliât, se courbât devant les exigences des
maîtres du jour.

PARLER AVEC SES MOTS

Nous voyons ainsi qu’au-delà de la délectation très française à capituler,
se dessine une politique volontariste d’unification des modalités juridiques
par lesquelles s’assoient certaines dominations ; une politique qui vise à
la suppression des quelques obstacles encore rencontrés par la main
invisible, du fait de traditions culturelles et sociales qu’elle estime
inadaptées à son Grand Dessein.

Car parler avec ses propres mots, c’est organiser le réel à sa façon.
Dire le droit dans ses propres concepts et catégories, c’est se prononcer
non seulement sur la " matière " concernée (financière, technologique ou
autre) mais sur ce que doit être le tissu social dans son ensemble, car
c’est précisément inscrire cette matière dans une cohérence.

C’est donc choisir un type de lien social, de rapports interpersonnels, de
rapport à l’entreprise, au travail et à l’argent.
Le dire avec les mots d’une autre citadelle, c’est s’inscrire dans sa
cohérence à elle ; c’est accepter de voir le monde au travers du prisme de
ses concepts et de soumettre l’interprétation et l’organisation du monde à
ses images mentales, à ses catégories, à ses idées et à son idéologie.
Il n’y a donc effectivement pas là de simples concessions organisationnelles
seulement destinées à faciliter le travail des banquiers (qui seraient déjà
bien affligeantes et critiquables).

Il y a volonté délibérée de soumettre (et sans mélange) la place de Paris
(pas seulement financière) à l’idiome et à la logique exclusive du
capitalisme radical.

Le débat sur cet aspect de notre avenir et sur la place de notre propre
langue dans notre vie économique, juridique et sociale, méritait peut-être
mieux qu’un misérable stratagème législatif ou des signatures furtives de
sinistres protocoles.

AMI FRANCOPHONE… AU SECOURS !

Il revient à ceux qui croient encore à la vertu de la diversité de lutter
sans cesse contre le monolinguisme rampant qui s’avance, souvent sous le
masque menteur de la liberté, liberté que l’on singe pour mieux l’étrangler:
prétendue liberté de publier son bilan dans une langue usuelle en la
matière ; d’investir dans la langue usuelle en la matière ; de faire de la
publicité dans la langue usuelle ; de déposer des brevets, universellement
opposables dans la langue usuelle même à ceux qui ne la comprennent pas.
Pour avoir un jour la liberté de faire légiférer ses domestiques dans la
langue unique par servile déférence pour les princes du moment …

Caricatures !
Entendons-nous ; la langue de Shakespeare est probablement elle aussi
victime de ces affligeants jeux de pouvoir autour du sabir basique qui en a
été extrait. Et que ne se joignent pas à notre propos qui seraient animés
par l’anglophobie ou tout autre ostracisme !

Mais, pour les autres, dans la dignité que la cause impose, c’est clameur !
c’est révolte ! La protestation doit être universelle – on aura remarqué
qu’avec la diérèse, c’est un alexandrin – pour les .amoureux, tout fait
signe (de tragédie ?) ; d’abord, pour échapper aux querelles
franco-françaises ; ensuite, pour faire sortir les français eux-mêmes de
l’apathie qui les fige quand il s’agit de la défense de leur langue.
Ami francophone, au secours !

Doit se tenir à Beyrouth, du 26 au 28 octobre 2001 [reporté à 2002], le
prochain Sommet de la Francophonie. Quelle parole crédible la France
pourra-t-elle bien y tenir ? quel discours qui ne soit pas en trompe-l’oeil ?
quelle attitude qui ne soit pose ? après toutes ces abdications !

Ami francophone, ton exigence peut encore nous aider. Trouve-nous les mots
pour la proclamer. La tribune de Beyrouth s’offre à toi pour nous parler
d’amour. L’amour que, toi, tu éprouves encore pour ce dont nous nous
montrons indigne. L’amour du quotidien de notre langue partagée. L’amour
d’une aventure parlée avec nos mots, l’amour de la liberté ; donc du
courage, qui nous faut tant.

Mais le salut peut-il venir seulement de l’extérieur ?

Toute cause bonne, noble et juste est-elle nécessairement perdue en France ?
Assisterons-nous silencieux à ce naufrage sépulcral ? (…)

Sera-t-il fait échec au scandale ?

Disons-nous que l’issue des combats ne nous appartient pas ; mais qu’il nous
revient d’y entrer comme si elle dépendait uniquement de notre engagement.
L’adoption de la loi scélérate et la signature du protocole funeste ont fait
franchir un pas de plus dans une apostasie et une euthanasie qui semblent
faire le ravissement de certains.

Saurons-nous arrêter la main invisible ?

Maître ALAIN CLAVIER
Avocat à la Cour de Versailles
Extrait de "La Gazette du Palais", dimanche 28 au mardi 30 octobre 2001, pp.
42 à 45.

Quelques adresses utiles !

http://www.assembleenationale.fr/ecrire.asp
http://cubitus.senat.fr/listes/senatl.html
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=6959
http://www.elysee.fr/mel/mel_.htm

Vous pouvez aussi communiquer avec les ambassades et les consulats français.

(Ce texte qui nous a été communiqué par notre correspondant
cyrano@aqua.ocn.ne.jp est extrait du site Vox Latina
http://www.voxlatina.com/ )