INTÉGRATION DES IMMIGRANTS

INTéGRATION DES IMMIGRANTS
Le cas de l’Outaouais.

L’Outaouais doit déployer tous les efforts nécessaires, et plus encore,
compte tenu de la proximité ontarienne, pour faciliter l’intégration des
immigrants à la société d’accueil par l’apprentissage de la langue
commune
et publique du Québec, le français, et ainsi améliorer grandement leurs
chances de se trouver un emploi.

Impératif français dénonce l’irresponsabilité de M. Pierre-Paul
Clermont,
directeur général du MRCI, qui affirme que " huit semaines de cours ne
fera
pas une grosse différence dans la qualité des apprentissages de la langue
"
française et que " la formation en français n’est pas obligatoire
" pour se
trouver un emploi.

Impératif français tient à rappeler au MRCI qu’en Outaouais, troisième
région en importance au Québec pour l’accueil des immigrants, les transferts
linguistiques se font massivement vers l’anglais.

Nous vous communiquons l’adresse électronique du Ministre des Relations avec
les citoyens et de l’Immigration, M. Joseph Facal : cabinet@mrci.gouv.qc.ca

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Article du journal LeDroit

UN GROUPE D’IMMIGRANTS EN COLèRE CONTRE LE GOUVERNEMENT QUéBéCOIS.

Texte de Renée Laurin

Un groupe d’immigrants et de réfugiés arrivés récemment dans la région
sont
en colère contre la direction régionale du ministère des Relations avec les
citoyens et de l’Immigration (MRCI).

Inscrits au programme de francisation du carrefour d’intégration de
l’Outaouais ( ancien COFI ) depuis septembre dernier, huit immigrants et
réfugiés devront interrompre leur formation en français pour une période de
deux mois. Une décision qui privera certains d’entre eux de revenus
importants, alors qu’ils ne sont pas encore en mesure de trouver du travail.
La direction régionale du Ministère a justifié cette décision en affirmant
que le nombre d’élèves toujours inscrits à la formation ne permettait pas de
poursuivre la formation. Selon Pierre-Paul Clermont, directeur général du
MRCI, à Montréal, il n’y avait plus que six étudiants en classe à la fin du
quatrième bloc de cours. Youri Kuzko, l’un des huit étudiants venus
rencontrer Le Droit cette semaine, prétend au contraire qu’ils étaient huit,
soit le nombre minimum pour justifier la poursuite du cours.

"Ils ont pris cette décision parce qu’ils devaient couper quelque
part"
a-t-il dit, accusant du même coup la direction régionale de mal gérer ses
finances.

Cette décision interrompra leur apprentissage de la langue français, mais
les privera aussi de leur allocation de formation jusqu’à la reprise des
cours, prévue pour juillet. Pour un immigrant indépendant, cela signifie la
perte d’une allocation de formation de 156$ par semaine et d’une allocation
pour les frais de garde et de transport. Les réfugiés, eux, continueront de
recevoir leur chèque d’aide sociale, mais perdront un montant d’environ 30$
par semaine.

Le cours de francisation devait être d’une durée de 1000 heures
consécutives
et divisé en cinq blocs de huit semaines chacun. Selon M. Kuzko, le dernier
cours était extrèmement important, puisqu’il devait permettre de développer
les compétences écrites et grammaticales.

" Pour trouver un bon emploi, il faut avoir un minimum de connaissances
en
français écrit" fait-il valoir.

M. Clermont rappelle de son côté que rien n’empêche ceux qui sont mal pris
de se trouver du travail. " La formation en français n’est pas
obligatoire",
dit-il. Selon lui, le fait de perdre huit semaines de cours ne fera pas une
grosse différence dans la qualité des apprentissages de la langue.

Pour ajouter à leur malchance, plusieurs d’entre eux ont appris qu’ils
devront rembourser des montants versés en trop sur leur chèque d’allocation
en raison d’erreurs administratives. Dans certains cas, on parle de
montants atteignant 1000$.

Source :
Impératif français
C.P. 449
Aylmer (Québec)
J9H 5E7
Tél.: (819) 684-7119
Téléc.: (819) 684-8409
Courriel: Imperatif@imperatif-francais.org
Site: http://www.imperatif-francais.org