HARCÈLEMENT À QUEEN’S PARK

HARCèLEMENT à QUEEN’S PARK
Les «parlant français» n’ont pas l’intention de plier l’échine.

Le 25 août 2001

Monsieur Mike Harris,
Premier ministre
webprem@gov.on.ca

Une personne m’a informée, ce jour même, qu’on est en pleine guerre
linguistique au bureau de l’Ombudsman, à Queen’s Park.

Quelques employé(e)s, dont l’anglais n’est qu’une seconde ou même une
troisième langue, ont fait une plainte au syndicat pour faire interdire
le français comme langue de travail au bureau de l’Ombudsman.
Ces employé(e)s trouvent intolérable que des personnes parlent entre
elles le français, qui est leur langue maternelle ou une langue seconde
qu’elles ne veulent pas perdre.

Il est tout à fait inadmissible que les victimes de cette guerre
linguistique ne puissent parler une des langues officielles sans se
faire harceler par des personnes ayant immigré au Canada qui, elles, ne se
gênent pas pour parler entre elles leur langue maternelle qui n’est ni
le français ni l’anglais.

Cette situation est d’autant plus inadmissible que ces «victimes» ont
justement été embauchées pour offrir des services en français.

Puisque le Canada est officiellement bilingue, il est temps que soient
reconnues le français et l’anglais comme langues de travail.

Il est temps qu’on informe ces «illettré(e)s» que le français est la
langue maternelle de près de 1/3 de la population canadienne et que les
«parlant français» n’ont pas l’intention de plier l’échine. Ils et elles
n’accepteront plus de se faire dire «Speak White» comme dans les années
1950.

Je vous demanderais donc de prendre les mesures nécessaires pour éduquer
ces illettré(e)s.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Ginette Pilon
Francophone de toujours… et pour toujours!
gpilon@globalserve.net

(Le 26 août 2001)