FRAUDE ÉLECTORALE

FRAUDE éLECTORALE

Coupable d’avoir incité des citoyens à usurper l’identité de tiers

Après presque trois ans d’un travail acharné et gigantesque, messieurs
Raymond Boulet, André Belleville et Louis-Paul Chénier ont réussi à trouver
suffisamment de preuves des irrégularités commises lors de l’élection du 30
novembre 1998, pour convaincre le Directeur général des élections de faire
enquête, dans la circonscription d’Anjou, avec l’aide bénévole des militants.

On se souviendra que monsieur Pierre Bélanger, alors ministre de la
Sécurité publique et candidat à ces élections, a perdu par 143 voix, au
profit du candidat libéral, Jean-Sébastien Lamoureux.

C’est le 18 septembre 2001, que l’Honorable juge Serge Boisvert, a donné
lecture de son jugement en Cour du Québec, dans la cause du poursuivant le
Directeur général des élections, contre l’accusé, Alberto Beraardinucci.

Le Juge a déclaré l’accusé coupable d’avoir incité des citoyens à
usurper l’identité de tiers, afin qu’ils soient admis à voter dans la
circonscription d’Anjou et cela, plus d’une fois, à 10$ le vote, afin de tenter
de changer les résultats de l’élection, au profit du candidat libéral,
Jean-Sébastien Lamoureux, pour lesquels les témoins ont reconnu avoir voté.
Tous les témoins reconnaissent s’être rendus au Château Princesse pour y
recevoir des instructions de l’accusé sur la manière de voter illégalement.

Cependant, le témoignage le plus accablant est une preuve technique: le
relevé du téléphone cellulaire du défendeur, de novembre 1998. Même s’il
n’y a pas de preuve directe, à l’effet qu’Alberto Berardinucci à utilisé
lui-même son cellulaire, le juge déclare qu’on peut cependant conclure qu’il
en a été le principal utilisateur.

Le lien avec le local du Parti libéral d’Anjou est indéniable, puisque,
entre le 6 novembre et le 30 novembre 1998, le cellulaire a contacté ou a été
contacté à 51 reprises par des appareils téléphoniques, installés au local
du Parti libéral de la circonscription d’Anjou.

Reconnu coupable de six chefs d’accusation sur sept, Alberto Berardinucci,
écope de 10,000$ d’amende, plus les frais, avec interdiction de s’occuper
directement ou indirectement d’activités politiques et perd son droit de vote
pour cinq ans.

Le droit de vote est un élément fondamental. Il est donc du devoir du
gouvernement d’en assumer et assurer l’intégrité. Ces événements prouvent
incontestablement la nécessité d’instaurer une carte numérisée de
l’électeur avec photo.

(Extrait d’un article de madame Giannina Mercier-Gouin)