CPLF OÙ ES-TU ?

CPLF Où ES-TU ?
La langue des logiciels et des claviers d’ordinateur.

Il y a quelques mois, excédé par l’impossibilté d’acheter un portable
COMPAQ au clavier et au système d’exploitation français, je m’étais
plaint à la CPLF du fait que tous les ordinateurs en montre au Bureau en
gros(*) de Saint-Bruno avaient des claviers anglais et des logiciels
anglais.

J’avais reçu, quelques mois plus tard, si j’ai bon souvenir, une lettre
lénifiante de la CPLF me disant que la situation avait été rectifiée.
J’avoue que je ne sais pas très bien ce que la CPLF avait trouvé de
répréhensible puisque la loi est devenue totalement édentée.

Or, je suis repassé par ce Bureau en gros hier et j’ai pu remarquer que
tous les ordinateurs en montre ont toujours uniquement des claviers en
anglais (également la longue et nouvelle série de HP aux formes plus
rondes et aux teintes plus grises). Je ne me fais pas beaucoup
d’illusion sur la langue des logiciels (qui doivent être montés en
série). Tout ce qu’il faut pour conditionner le public et l’amener à
penser (ordi = anglais) et à lui faire comprendre (comme moi) que sa
demande d’un ordi français (qui n’est pas toujours en stock) est un peu
farfelue.

Je ne vois donc aucune amélioration à la situation. Peut-être,
l’amendement perçu par la CPLF consiste-t-il dans le fait que
l’ordinateur du programme du gouvernement national de branchement des
familles en démonstration était-il aussi en anglais (clavier et
logiciel)? Cet ordi bien en évidence a disparu, toutes les machines en
montre peuvent-elles donc de nouveau n’être qu’en anglais ?

P. Andries
pandries@iti.qc.ca

(*) Bureau en gros au nom français qui a l’air bien esseulé au milieu
des énormes Canadian Tire, Future Shop, Yellow, Pennington, Moore,
Zellers, Walmart, Home Depot, Sears qui poussent un peu partout c’est
très frappant. J’avais oublié un gros Toît Russe. Heureusement que le
gouvernement essaie d’encourager les sociétés d’adopter ici des noms
de commerce français… On l’a d’ailleurs vu avec Newtown et la réaction
de M. Landry ("Y a rien de mal là")!!!

Tiens, l’urbanisme à Saint-Hubert ne signifie pas nouvelles pistes
cyclables, parcs pour enfants, rétrécissement du chemin de Chambly pour
y aménager un trottoir et y réduire la circulation, plantation d’arbres
dans les rues, creusement de venelles écolières, implantation de dos
d’âne, beaux édifices publics plutôt qu’un local dans un centre
commercial ou enfouissement des lignes d’hydro), non rien de cela. La
dernière décision du conseil municipal de Saint-Hubert fut de dézoner
des terrains en jachère pour pouvoir y construire d’autres grands
magazins. C’est émouvant ce sens du beau.

(Le 3 septembre 2001)