ANNIVERSAIRE DE LA SIGNATURE DU TRAITÉ DE LA GRANDE PAIX DE MONTRÉAL EN 1701

Anniversaire de la signature du traité de la grande paix de Montréal en 1701
Ne jamais confondre Français et Anglais
face aux Amérindiens

par Jacques BERGERON

COMME tous les descendants des " Français venus fonder la Canada ", nous avons été heureux de voir qu’en certains milieux, on avait songé à fêter un anniversaire " historique " exceptionnel entre des gens qui étaient en guerre déjà depuis un certain nombre d’années.

Malheureusement, en ces années de rectitude politique et de terrorisme intellectuel, on a voulu ignorer, ou feindre d’ignorer, ce qui est encore pire, que cette signature se faisait entre un peuple amérindien, les Mohawks (Agniers en français) et le peuple " Français et ses alliés Hurons, Algonquins, Abénaquis et autres tribus amies " lesquelles, comme les " Français ", étaient constamment attaquées par leurs ennemis les Mohawks.

Ce n’est donc pas l’anniversaire d’un traité entre les " Français " et les peuples Amérindiens que l’on a fêté lors des manifestations des 3, 4 et 5 août derniers, mais bien l’anniversaire d’un traité entre les Mohawks " et les Français et leurs alliés amérindiens ", quoi qu’en disent les historiens et tous les tenants de la rectitude politique et du terrorisme intellectuel. Dans ce sens, si on veut rendre service à l’Histoire, on ne peut se permettre d’oublier cette dimension historique devant faire abstraction de toute rectitude politique et du terrorisme qui lui est inhérente.

Ne pas nous culpabiliser
à la place des Anglais

Si l’UNESCO, dans sa grande sagesse, veut bien enregistrer cet anniversaire historique, elle doit le faire dans le respect de la vérité. Cet organisme ne doit pas permettre que l’on confonde " Français " et blancs comme on le fait présentement. Par respect pour l’histoire, on doit dire la vérité même si elle ne plaît pas à quelques-uns. Les Mohawks étaient les instruments des Anglais qui les utilisaient dans leur tentative de prendre possession du territoire. Dans ce sens, ils combattaient les " Français et leurs alliés amérindiens " pour le bénéfice de l’Angleterre.

Si l’UNESCO veut souligner cet événement historique, cet organisme se doit de bien souligner partout et en tout temps, pour le bénéfice de l’histoire, cette vérité que les " Anglais " voudraient bien voir modifier pour les déculpabiliser : les Mohawks furent les instruments des Anglais en combattant les Français et leurs alliés Amérindiens, dans l’espoir de conquérir Montréal et le pays.