ANGLICISATION DES ÉCOLES QUÉBÉCOISES

ANGLICISATION DES éCOLES QUéBéCOISES
Le Parti québécois recommande de réduire de moitié le français dans les
écoles.

(Le texte suivant extrait de La Tribune du 3 décembre 2001 nous a été
communiqué par nos partenaires du Mouvement estrien pour le français
http://www.mef.qc.ca/ )

Pour améliorer l’enseignement de l’anglais, le PQ d’Arthabaska trouve des
appuis dans le milieu

Besmargian, Gilles

«Victoriaville – Une proposition de l’exécutif du Parti québécois
d’Arthabaska adoptée au dernier conseil national du PQ visant à améliorer
l’enseignement de l’anglais dans les écoles n’est pas tombée dans l’oreille
de sourds, si l’on considère qu’à court terme le ministre de l’éducation du
Québec, François Legault, s’est engagé à rendre public un plan d’action à
cet effet.

Accompagné de Christine Giguère et Daniel Bernier, respectivement
professeurs au primaire à l’école Saint-édouard et au secondaire à la
Polyvalente La Samare de Plessisville, et de quelques parents, le président
du PQ-Arthabaska Jean-Denis Lavigne a indiqué que la position de son
exécutif répondait à la volonté autant des enseignants que des parents du
territoire de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF).

De l’aveu même de ces derniers, ils attendent depuis des années
l’instauration de programmes d’études officiels pour le cours intensif
d’anglais langue seconde au troisième cycle du primaire de même qu’une
concentration de l’anglais dans les premières années du secondaire.

"La position de notre exécutif ne veut pas dire pour autant qu’on doive
cesser d’accorder la priorité à la maîtrise de la langue française.
Contrairement à une époque, l’anglais au Québec n’appartient plus qu’à
l’élite ou à des gens qui occupent des hautes fonctions dans les
entreprises.

"Dans un contexte de mondialisation, poursuit M. Lavigne, on se doit de
s’ouvrir avec l’étranger pour faire en sorte que les Québécois ne deviennent
pas des porteurs d’eau. Nos jeunes doivent avoir la chance de s’ouvrir sur
le monde et être capables d’utiliser toutes leurs capacités pour remplir des
rôles importants."

Pour revenir à la proposition déposée au conseil national du PQ, elle parle
d’un environnement culturel anglais et d’un nombre d’heures suffisant (on
refuse de chiffrer le nombre) pour permettre l’atteinte des objectifs
d’apprentissage et l’introduction progressive de l’enseignement d’une
troisième langue à partir du secondaire et en continuité jusqu’à la fin des
études collégiales.

Dans les Bois-Francs, à l’école primaire Saint-édouard de Plessisville, un
cours d’anglais intensif a été instauré il y a six ans. La méthode adoptée à
l’époque de la Commission scolaire Jean-Rivard (donc avant la fusion des
quatre commissions scolaires des Bois-Francs) consiste à plonger un groupe
d’élèves de sixième année dans un bain d’anglais intensif ou bain
linguistique.

"Pour les cinq premiers mois de l’année scolaire, explique Sylvie Giguère,
une enseignante offre en accéléré à un premier groupe de 26 élèves les
différentes matières au programme, pendant qu’à mes côtés l’autre groupe vit
le cours d’anglais intensif. à partir de la fin du mois de janvier, le
professeur titulaire hérite de mon groupe et je prends la relève avec le
sien pour l’enseignement de l’anglais. J’avoue que cette façon de faire
donne d’excellents résultats."

Pour le collègue de Mme Giguère qui enseigne l’anglais au secondaire à la
Polyvalente La Samare, Daniel Bernier (il est aussi le président de la
Société pour la promotion de l’enseignement de l’anglais au Québec (SPEAQ),
la méthode en vigueur a permis aux jeunes de niveau primaire de développer
une bonne estime de soi et des méthodes de travail qui se répercutent au
secondaire.

Autant Jean-Denis Lavigne, que Mme Giguère, M. Bernier et plusieurs parents
s’interrogent à savoir pourquoi les cours d’anglais intensifs mis en place à
Plessisville, avant le regroupement, ne pourraient être implantés dans
toutes les écoles du territoire alors qu’ils le sont dans une trentaine de
commissions scolaires au Québec.

Si M. Lavigne soutient que lesdits cours peuvent être organisés sans aucun
déboursé supplémentaire pour la CSBF. "On rêve à ça depuis au moins dix ans.
Pourquoi n’aurions-nous pas les mêmes possibilités qu’à Plessisville",
s’interroge une mère de famille présente lors de la rencontre de presse.»

NDLR – Quelques adresses électroniques utiles :

François Legault
Ministre de l’éducation
ministre@meq.gouv.qc.ca

Parti québécois

http://partiquebecois.org/contact_ecriveznous.phtml