YVES MICHAUD SOULIGNE L’APPORT PRÉCIEUX DES IMMIGRANTS À LA VIE QUÉBÉCOISE

YVES MICHAUD SOULIGNE L’APPORT PRéCIEUX

DES IMMIGRANTS à LA VIE QUéBéCOISE

Je déclarais le 13 décembre 2000 devant les états généraux de la langue française ce qui suit : « C’est sur des communautés humaines comme la nôtre, incrustées dans une même histoire et une volonté de vivre en même destin collectif, enrichies de l’apport précieux des nouveaux citoyens, de toutes races, confessions, couleur, que se créent les nations, lieu privilégié et irremplaçable d’une solidarité d’hommes et de femmes qui partagent un certaine nombre de valeurs, parlent une langue commune et participent à la culture d’un ensemble collectif. Des immigrants, oui !, nous en voulons !, en repoussant à l’extrême s’il le faut, notre capacité d’accueil ».

Ces propos nettement inclusifs n’ont jamais été cités par les médias et correspondent à l’analyse faite par l’exécutif de la région Montréal Ville- Marie du Parti Québécois publiée dans le journal Le Devoir du 22 décembre. Cette analyse, j’y souscris entièrement et sans détour. Toute ma vie a été consacrée à la défense des droits et libertés et à la promotion d’un humanisme mondial fondé sur le respect des diversités culturelles et des particularités des états-nations.

Avec les militants et militantes du Parti Québécois, seul instrument de notre émancipation nationale, je m’inquiète de l’ampleur des répercussions découlant de la motion de blâme de l’Assemblée nationale du Québec à mon endroit. Ce geste sans précédent dans l’histoire de notre démocratie parlementaire, offense tous les citoyens et citoyennes du Québec par la violation de leurs droits fondamentaux, notamment celui de la liberté d’expression. En leur nom et au mien, il faut que réparation soit faite.

En cette vigile d’un temps consacré aux hommes et aux femmes de bonne volonté, je souhaite vivement que les moments difficiles que vivent avec moi tous les citoyens et les citoyennes de ma patrie se terminent le plus rapidement possible dans la paix, l’honneur et la dignité de tous.

Yves Michaud

Montréal, le 22 décembre 2000