VERS UN GRAND LENNOXVILLE ANGLAIS

VERS UN GRAND LENNOXVILLE ANGLAIS
De quoi se mêle le maire Perrault de Sherbrooke ?

NDLR – Adresses utiles :
MAIRIE@VILLE.SHERBROOKE.QC.CA
ministre@mamm.gouv.qc.ca

Extrait d’un article de La Tribune de Sherbrooke, vendredi 28 avril 2000

Des fusions inévitables

Par Luc Larochelle

Au cours d’une entrevue accordée à La Tribune, hier après-midi à Québec, la
ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a affirmé qu’elle n’hésitera pas à
superviser des études de regroupement si les élus locaux ne parviennent pas à faire
consensus sur la question. Mme Harel a clairement indiqué que l’agglomération
sherbrookoise ne doit pas être considérée comme une zone moins prioritaire que celles
où le gouvernement s’apprête à intervenir par décret, pour forcer une réduction du
nombre de municipalités.

Le maire de Sherbrooke exerce déjà un lobbying soutenu auprès de la ministre, qu’il
a tenté de convaincre hier de la nécessité de maintenir une ville forte et
représentative pour la communauté anglophone. «La venue à Sherbrooke d’une entreprise
américaine qui vient créer 200 emplois et qui prévoit embaucher 600 personnes d’ici
quelques années à son centre d’appels, a démontré une fois de plus l’apport
économique essentiel de la communauté anglophone dans notre milieu», a plaidé le maire
Perrault. «Ce serait logique que les municipalités anglophones se regroupent entre
elles», a répondu Mme Harel sans s’avancer davantage sur l’idée lancée par le maire de
Sherbrooke, de favoriser la fusion de North Hatley, du Canton de Hatley et de Waterville
avec Lennoxville.

Commentaires du MEF :

1- Que vient faire le maire de Sherbrooke dans cette galère ?

2- Pourquoi Louise Harel veut-elle créer une nouvelle grande ville anglaise en Estrie?

3- Qu’adviendra-t-il de la municipalité du Canton de Hatley qui a clairement exprimer
son désir de fonctionner en français et qui risque d’être engloutie dans cette nouvelle
ville anglaise ?

4- Comment concilier la création d’un «grand» Lennoxville anglais avec l’esprit et
la lettre de le Charte de la langue française, qui prévoient que la langue officielle du
Québec est le français ?

Jacques Poisson
MEF

(Le 28 avril 2000)