UN MILLION PAR ANNÉE DE LUCIEN BOUCHARD

UN MILLION PAR ANNéE DE LUCIEN BOUCHARD

… pour angliciser les services de santé et sociaux du Québec. Cela dépasse
l’entendement !

Après l’acceptation des programmes d’anglicisation de la
santé soumis par Alliance Quebec, voilà que Lucien Bouchard a décidé d’assumer
totalement, avec nos taxes, le un million de dollars de dépenses par année, exigé par
Alliance Quebec et ses succursales pour ce travail de sape du français. En Estrie, par
exemple, les Townshippers recevront quelque 70 000 $ par année pour leur comité
d’anglicisation de la santé. Ottawa n’est pas en reste car Jean Chrétien
augmente de 50 %, durant cinq ans, ses "cadeaux" (venant de nos taxes) aux
mêmes groupes voués essentiellement à la démolition de la loi 101 et du français.

Jusqu’en 1999, Ottawa et Québec payaient à 50% chacun les
programmes d’anglicisation de la santé ; à partir de maintenant, Lucien Bouchard,
dans un élan de générosité incontrôlable (avec notre argent), décide de payer seul
la facture, comme un grand garçon (?). Pendant ce temps, les groupes luttant pour la
survie du français au Québec ne reçoivent que des grenailles pour lutter contre le
déclin du français. Devant l’attitude incompréhensible de cet homme, une question
se pose : que cherche-t–il au juste par cette nouvelle initiative discriminatoire contre
les francophones ?

Les programmes d’anglicisation de la santé ont été conçus et
approuvés, entre autres et notamment, par Lucien Bouchard, alors qu’il était
secrétaire d’état de Brian Mulroney à Ottawa, en 1989 ; il est donc difficile de
renier son propre bébé, surtout quand la paternité est connue. La plus grande
«trouvaille» des comités d’anglicisation de la santé est sans contredit les
postes interdits aux francophones dans le réseau de la santé. L’interdiction faite
aux francophones de travailler au Québec parce que francophones rappelle les
interdictions faites dans les colonies les plus primitives. Comment un Premier ministre du
Québec et son gouvernement peuvent-il non seulement accepter cela, en faire une loi et
financer pareille discrimination ? Cela dépasse l’entendement.

Jacques Poisson
Président
Mouvement estrien pour le français
m.e.f@sympatico.ca

(Le 27 janvier 2000)