SONDAGE SUR LA LANGUE : PAS QUESTION DE FAIRE MARCHE ARRIÈRE

SONDAGE SUR LA LANGUE : PAS QUESTION DE FAIRE MARCHE ARRIèRE

L’article en cause du journal Le Devoir est accessible à l’adresse Internet
suivante : http://www.ledevoir.com/que/1999c/slan011199.html

COMMENTAIRE : L’ART DE NE PAS SAVOIR CE QUE L’ON VEUT…

L’art de ne pas savoir ce que l’on veut ou bien l’urgence d’une
thérapie de groupe.

Selon un sondage du journal Le Devoir et de la station CKAC, réalisé
par la firme Sondagem, une majorité de Québécois, 72 %, ne croit pas que la
prédominance du français dans l’affichage commercial brime la liberté d’expression des
anglophones.

Ainsi, la moitie des anglo-québécois et plus des deux tiers des
fédéralistes partagent cette opinion. Près des trois quarts des répondants jugent que
la règle de prédominance est encore nécessaire pour préserver le visage français du
Québec, notamment à Montréal.

Par contre, 71 % des personnes interrogées souhaitent que l’école
anglaise soit accessible à tous les enfants, peu importe la langue maternelle de leurs
parents.

Est-ce que quelqu’un peut bien m’expliquer pourquoi les Québécois
envoient toujours des messages à double sens? Aurait-on besoin d’une thérapie de groupe?
Auparavant, les anglophones du reste du Canada ne cessaient de répéter "What does
Quebec want?".

En tant que Québécois francophone, je commence à me poser également
la même question…… Est-ce que le peuple Québécois vaut la peine qu’on le sauve de
son ignorance? Le débat est lancé….

Ce sondage a été effectué du 23 au 28 octobre auprès de 1013
personnes.

Daniel A. Duclos
d.duclos@videotron.ca

(Le 1er novembre 1999)