RETARD CULTUREL DU QUÉBEC

RETARD CULTUREL DU QUéBEC
Ses effets sur le Multimédia et Internet

Tiré de Multimédium du 6/4/2000 :

Même si le Québec est en tête du capital de risque au Canada, son retard sur les
autres pays développés en terme de Multimédia et d’Internet est révélateur du
retard culturel du Québec et de ses institutions. Ce retard qui pousse les
entreprises à se financer à l’étranger avec les conséquences que cela a la plupart
du temps sur la localisation des retombées financières et économiques, va
probablement se poursuivre, c’est à dire que le capital de risque québécois va se
réveiller et se jeter sur Internet et le multimédia quand les autres commenceront à
consolider leurs investissements passés dans le domaine. *PLR!

Le capital-risque québécois aime l’informatique, mais ignore le multimédia

L’investissement en capital de risque au Québec a augmenté l’an dernier,
l’informatique accaparant 25% des transactions. Le multimédia, cependant, s’est
contenté des miettes.

C’est ce qui ressort de la dernière revue statistique de Réseau Capital, effectuée
auprès de 39 sociétés québécoises d’investissement en capital de risque par les
conseillers Mary MacDonald & Associated Limited, et dévoilée aujourd’hui à
Montréal. Réseau Capital est l’association québécoise «d’intervenants du secteur
du financement d’entreprises avec prise de participation», la définition du
capital-risque.

Le secteur de l’informatique n’a pas été ignoré par le capital de risque. Au
Québec, 91 entreprises en informatique ont obtenu 183 millions$ l’an dernier, soit
25% du capital-risque investi au Québec. Dans le multimédia cependant, il y a loin
de la coupe aux lèvres des fameuses start-up: dans l’ensemble du Canada, il n’y a
eu que 13 transactions dans le secteur l’an dernier, «pour des investissements de
moins de dix millions$», a précisé en conférence de presse Mary Macdonald,
présidente de Mary MacDonald & Associated.

Hubert Manseau, P.D.G. d’Innovatech Grand Montréal et président de Réseau
Capital, a précisé que le capital de risque s’intéresse aux produits multimédia
(logiciels, outils), non à ce qu’il appelle les «services» (sites Web, contenu pour
CD-ROM, formation, etc.).

Des 465 transactions en capital de risque réalisées l’an dernier, 246 ou 53% l’ont
été dans le secteur de la «technologie». Le terme est un peu fourre-tout, car il
inclut l’informatique, l’électronique, les biotechnologies, l’environnement, le
multimédia, etc. Les investissements en technologies ont été moins prononcés au
Québec qu’ailleurs au Canada, selon les données de Réseau Capital. Juste en
Ontario, les entreprises technologiques ont attiré 83% des transactions et 88%
des capitaux en 1999.

à la fin de 1999, le capital de risque sous gestion au Québec a atteint 6,3
milliards$, une hausse de 24% comparativement aux 5,1 milliards$ de 1998. Les
sommes disponibles à l’investissement s’élèvent à 1,3 milliards$. Le nombre de
transactions (465) et la part des investissement (26%), supérieurs à la moyenne
canadienne, font de la Belle province le paradis du capital-risque.

Aujourd’hui même, la Canadian Venture Capital Association de Toronto a
annoncé que l’année 1999 a défoncé des records, avec des investissements en
capital-risque de 2,7 milliards$ au pays, une hausse de 60% comparativement à
1998 (voir le communiqué).

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(Le 7 avril 2000)