RECHERCHE D’UN ÉDITEUR

RECHERCHE D’UN éDITEUR
Tant que nous ne nous donnerons pas les moyens d’être entendus,
l’exercice restera d’une parfaite inutilité.

Je me permets de vous écrire car les organismes, cercles ou associations
que vous représentez ont pour raison sociale la défense de la langue
française, de la pluralité culturelle et de la diversité linguistique.

Le message diffusé par les médias nous laisse entendre qu’il s’agit là
d’actions d’arrière-garde qui vont à la chasse aux anglicismes et qui sont
inspirées par une jalousie mesquine ressentie vis-à-vis du statut de la
langue dominante de notre époque. Cette malhonnêteté intellectuelle nous
fait souvent apparaître comme “d’irréductibles Gaulois” passablement gâteux
et chauvins.

Il est essentiel que l’intégrité de nos messages soit respectée. Tous les
organismes que vous représentez souffrent d’un grave problème de
communication et c’est, je crois, essentiellement sur ce point que nous
devons travailler, condition sine qua non pour entraîner les masses avec
nous mais, peut-être et surtout, les intellectuels et les élites au sens
large du terme. Pour cela, il faut une argumentation raisonnée étayée par
des faits. Une argumentation s’appuyant sur une logique de béton qui ne
permette même pas de réplique.

En janvier, j’ai terminé un essai de plus de 400 pages sur le sujet dans
lequel j’aborde aussi les conséquences des phénomènes linguistiques qui
nous préoccupent tous sur les plans politique, social et scientifique.
Actuellement, nous n’assistons à rien de moins qu’à une colonisation
profonde des esprits qui résultera en une colonisation économique et
politique à plus ou moins long terme. Les exemples que l’on peut citer sont
déjà nombreux. Le but de mon dernier livre est de mettre le lecteur sur la
voie d’une véritable prophylaxie mentale l’immunisant contre les effets de
la propagande actuelle et lui permettant d’entreprendre une lutte efficace
d’assainissement des esprits.

J’ai contacté une soixantaine d’éditeurs en avril et en mai pour leur
présenter mon projet de publication, en vain malheureusement. Sur la
dizaine d’éditeurs qui m’ont demandé le manuscrit, plus de la moitié m’ont
déclaré être très intéressés par cet ouvrage qu’ils semblent avoir
effectivement lu. Cependant, ce manuscrit qui m’a demandé trois ans de
recherches n’a, au jour d’aujourd’hui, toujours pas trouvé d’éditeur. En
début d’été, l’écrivain Philippe de St Robert a accepté de rédiger une
préface et ce dernier se propose de présenter le livre à un éditeur auprès
duquel il est bien introduit. Cependant, à ce jour, je n’ai bien sûr aucune
garantie que mon manuscrit sera publié. Je préfère donc continuer ma
recherche en parallèle et, à ce propos, je souhaite solliciter votre aide.

Jamais dans l’histoire des pays francophones ont existé autant de
spécialistes de notre langue, autant de gens travaillant pour des
organisations directement financées par les états francophones, autant
d’organisations gouvernementales et non gouvernementales dont la fonction
gravite autour de la langue française, de la Francophonie et de sa
promotion. La Délégation générale à la langue française recensait, il y a
deux ans, 17 organismes internationaux et institutions internationales de
la francophonie, 37 organismes nationaux et gouvernementaux et pas moins de
310 associations internationales non gouvernementales dont le financement
est privé mais qui bénéficient, à des fréquences et pour des montants
divers, d’octrois gouvernementaux. Il est difficile de croire que ces
organismes n’aient pas de sympathisants parmi les centaines d’éditeurs de
langue française quand ils ne sont pas éditeurs eux-mêmes. Plutôt que de
compter sur le hasard pour trouver un éditeur, il m’a paru raisonnable de
vous contacter afin de solliciter vos suggestions de façon à ce que je
puisse faire éditer mon livre et lui assurer une diffusion raisonnable.

Pour ceux qui me connaissent peu ou mal, les trois prix que j’ai obtenus
respectivement en 1996, 1997 et 1998 pour des essais écrits antérieurement
devraient constituer une garantie de sérieux suffisante. Le site
d’Impératif français abrite quelques échantillons de ma littérature. La
force des arguments développés dans mon livre est du même niveau. J’ai donc
de bonnes raisons d’espérer que l’édition et la diffusion de mon livre peut
permettre à tous ceux qui partagent nos convictions d’affûter leur
argumentation pour contribuer à une correction de la situation actuelle qui
ne pourrait être que salutaire.

Mes intérêts coïncident avec les vôtres et, en théorie, avec ceux des
associations au sein desquelles vous travaillez ou que vous pouvez
représentez. Encore une fois, il est inutile de nous égosiller. Nous ne
pourrons être entendus que si nous nous donnons les moyens de l’être et
l’un de ces moyens est l’édition. Il est illusoire de penser que nous
pouvons atteindre autant de gens par le biais d’Internet seulement. Nous
pouvons avoir les meilleures idées du monde ou nous insurger avec véhémence
contre la dernière humiliation linguistique ressentie. Tant que nous ne
nous donnerons pas les moyens d’être entendus, l’exercice restera d’une
parfaite inutilité.

J’ose donc espérer que vous pourrez m’aider à trouver rapidement un
éditeur
pour mon manuscrit et que je n’aurai pas à repartir “à la pêche” avec
tout
l’aléatoire que cela représente.

Salutations francophones.
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Charles Durand, E.C.C.,
Téléphone: 03.84.58.31.97
Génie
Informatique,
Télécopie: 03.84.58.30.30
Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM),
4, rue du Château, (Si vous téléphonez
de l’extérieur
Sévenans,
de la France, omettez le premier zéro)
90010 BELFORT Cédex
France
Téléphone domicile: 03.84.54.06.43
Courriel : Charles.Durand@utbm.fr
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(Le 6 septembre 2000)