QUÉBEC FAIT RECULER AIR FRANCE

NDLR – Vous trouverez sur le site Ensemble plusieurs autres textes
témoignant des nombreuses interventions d’Impératif français, de ses partenaires
et des amis de la langue française afin qu’Air France revienne sur sa décision qui
n’était pas sans avoir d’effets pour l’ensemble de la Francophonie et pour
l’importance de la diversité culturelle et du plurilinguisme au monde.

Nous tenons à féliciter tous ceux et celles qui ont participé à ce
revirement d’Air France et qui ainsi contribuent, à leur façon, à la défense et
à la promotion de la langue française et des cultures d’expression française.
Bravo !

QUéBEC FAIT RECULER AIR FRANCE
La décision n’est que temporaire. Il faudra demeurer vigilant.

(Extrait de l’article de Christian Rioux du Devoir du vendredi 7
avril 2000)

«à la suite des pressions québécoises, Air France a annulé
temporairement sa décision forçant ses équipages à communiquer exclusivement en
anglais avec les contrôleurs aériens. Les avions tricolores qui atterrissaient en
anglais à Paris depuis dix jours peuvent donc de nouveau atterrir en français depuis
hier. Et cela, à cause du Québec.»

«Au terme de la deuxième journée de son voyage, Lucien Bouchard ne
pouvait espérer meilleure nouvelle pour tenter de démontrer la capacité de son
gouvernement à se faire entendre en France. Dans l’après-midi, au cours de la rencontre
de travail qu’il a eue avec Lucien Bouchard, le premier ministre Lionel Jospin avait
souligné que la décision d’Air France l’avait «un peu surpris» et qu’on ne l’en avait
pas averti. «Ce n’est pas la nouvelle du siècle», avait-il conclu, mais «nous allons
regarder la question». On apprenait quelques heures plus tard que le transporteur avait
suspendu sa décision.»

«Certains ministres auraient-ils été plus prompts à réagir que
Lionel Jospin? Visiblement dans l’embarras, la direction d’Air France dit vouloir «tirer
les enseignements» de ces quelques jours d’unilinguisme anglais. Certains syndicats de
pilotes s’opposaient à la décision. «Je me réjouis, mais la décision n’est que
temporaire», dit la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, qui avait
soulevé la question avant son départ de Montréal. »