NON À LA PIRATERIE

Non à la piraterie

Planète Québec

Les Spice Girls, Charles Aznavour et quelque 400 autres artistes soucieux de la
protection de leurs oeuvres circulant sur internet, se sont mobilisés en faveur d’une
directive qui doit être votée au Parlement européen à Strasbourg.

"Ce que nous voulons, c’est une réglementation, un code pour la distribution de
nos oeuvres sur internet", a expliqué hier le musicien français Jean-Michel Jarre,
lors d’une conférence de presse en marge de la session mensuelle du Parlement européen.

Les artistes, représentés par Jean-Michel Jarre, la chanteuse grecque et députée
européenne Nana Mouskouri (chrétien-démocrate), le groupe irlandais The Corrs et
l’actrice italienne Claudia Cardinale, sont venus chercher le soutien des eurodéputés
pour cette directive élaborée par la Commission européenne. Le vote est prévu pour
aujourd’hui.

"Nous voulons un droit d’auteur fort, nous ne sommes pas de vulgaires remplisseurs
de tuyaux, mais des artistes qui veulent être protégés", a déclaré Jean-Michel
Jarre, en faisant référence aux bandes sonores diffusés gratuitement par les
opérateurs de télécommunications.

Les artistes se félicitent notamment que la directive prévoit la possibilité pour
les Etats-membres de taxer cette diffusion. Selon Jean-Michel Jarre, "on confond le
droit à l’expression sur internet, que nous voulons développer, et le vol de notre
création".

"L’avènement du numérique peut porter un coup fatal aux artistes. Il y a déjà
un trafic parallèle de CD dans les lycées. On peut enregistrer sur un baladeur
numérique tout ce que l’on veut sans débourser un euro", a déclaré pour sa part
Véronique Debrosses, représentant la Confédération européenne des éditeurs de
musique.

Selon des parlementaires européens, un million de CD sont volés quotidiennement sur
internet. Le marché de la musique piratée sur le web en Allemagne, par exemple,
représente 10% des ventes.

Texte extrait du site Web Planète Québec

(Le mercredi 10 février 1999)