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"La langue française: atout ou obstacle ?"
Réalisme économique, communication et
francophonie au XXI
e siècle

par Charles X. Durand

Collection Interlangues, Presses universitaires du Mirail

Cet ouvrage est disponible au Canada. Il peut être commandé
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téléphone ou courrier ordinaire
(Visa ou MC) Ce livre, qui a
été qualifié «d’œuvre importante» par André Goosse, secrétaire perpétuel
de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, a reçu
le prix international de la Francophonie Jean-Humblet 1997.


Il n’existe pas de
civilisation sans outil de communication. Qu’elles soient collectives ou individuelles,
les activités humaines qui distinguent l’homme des autres espèces animales ont recours,
sans exception, à la langue. Considérée comme un acquis naturel et immuable,
l’importance de celle-ci est fréquemment négligée. Au delà de l’école, dans quelle
mesure devons-nous investir dans le développement des outils linguistiques ? Y-a-t-il
lieu de s’en occuper ?


Cet ouvrage examine les relations qui existent entre les langues et les
activités humaines qu’elles sous-tendent. A travers de nombreux exemples, ce livre prouve
que, contrairement aux idées reçues, le choix du véhicule de communication n’est jamais
neutre et confère des spécificités particulières à l’exécution d’une tâche
quelconque, aux résultats obtenus et surtout à la manière dont ces résultats sont
perçus d’un point de vue extérieur. En plus du français, l’auteur examine deux autres
langues européennes, l’allemand et l’anglais et deux langues asiatiques, le japonais et
le mandarin. Cet ouvrage présente un attrait particulier pour le francophone vivant à
l’extérieur des zones francophones car il lui permettra de faire une synthèse logique de
toutes les observations et réflexions qu’il pourrait éventuellement faire sur sa propre
langue en rapport avec celle(s) de son pays d’accueil.


A travers les divers chapitres, près d’une centaine de pages ont été
consacrées aux activités scientifiques et techniques et aux relations qui existent entre
ces dernières et le véhicule de communication qu’elles utilisent. Ces pages ne devraient
pas manquer d’intéresser les stagiaires et les ingénieurs résidant, à titre temporaire
ou permanent, en Amérique du nord anglophone. Pour le public québécois, le sujet est
on-ne-peut-plus pertinent et brûlant d’actualité.


Préface

Dans les cinquante dernières années, très peu d’ouvrages traitant de l’évolution de
la langue française et de ses conséquences possibles ont été publiés. La
Francophonie, ce «club» dont le ciment est le français et qui regroupe presque
cinquante nations est peu médiatisé et quasiment ignoré du grand public. Il y a trois
ans, le débat suscité par le projet de loi Toubon avorta rapidement et le public fut
dans l’impossibilité d’en retenir des éléments intéressants. Pour certains
intellectuels, les ambitions francophones sont des vestiges d’un passé colonial
discrédité par l’éthique actuelle. Il n’y a donc pas lieu de s’y attarder.

Faut-il réenclencher un débat sur la langue ? Faut-il encourager le développement
francophone ? Qu’y a-t-il à y gagner ? Doit-on conférer au français, ce code de
communication entre les francophones, une importance particulière ? Pour la toute
première fois, le livre de Charles Durand nous donne une perspective entièrement
nouvelle sur le sujet. C’est aussi le tout premier ouvrage de ce genre qui émane d’un
pays non francophone, les Etats-Unis. Bien que l’auteur soit né en France, il a passé
plus de la moitié de son existence à l’étranger. Charles Durand n’est pas écrivain, il
est ingénieur de formation et informaticien par profession. Rien ne le prédestinait à
écrire un ouvrage sur la langue française et la Francophonie. Autrefois totalement
indifférent à ce sujet, ce qu’il a vu dans d’autres pays l’a motivé suffisamment pour
écrire ce livre et relancer le débat. Pour lui, ce débat sur la langue française n’a
jamais vraiment existé dans la mesure où les enjeux tangibles associés à l’usage de la
langue n’ont jamais été présentés au grand public. Charles Durand n’est pas un
sentimental. Le français, au même titre que les autres langues, n’est, à la base, qu’un
simple code de communication. Cependant, il ne peut être dissocié des activités qu’il
rend possible. En cela, son importance va bien au delà d’un simple code de communication,
tel qu’un informaticien peut le concevoir. A la lumière de ce qu’il a vu à l’étranger,
l’auteur est formel. Les francophones, ceux "du nord" plus particulièrement
(France, Belgique, Québec, Suisse, etc.), doivent urgemment réexaminer les relations
qu’ils ont avec leur propre langue. Le livre de Charles Durand est extrêmement précieux
sous deux aspects. Premièrement, son point de vue est très différent du point de vue de
ceux qui se déclarent être des spécialistes sur le sujet. De plus, une grosse partie
des informations qu’il nous apporte dans son livre ne peuvent tout simplement pas être
trouvées ailleurs.

La langue n’est pas tabou. Les problèmes qui l’affectent ne sont pas des maladies
honteuses. Contrairement à l’opinion moyenne, la manifestation des problèmes affectant
le français ne se trouve pas exclusivement dans des débats impliquant des intellectuels
vieillissants, des nationalistes poussiéreux et des académiciens déphasés. En bout de
course, l’auteur affirme que ces problèmes se matérialisent pas des malaises
économiques, des incertitudes commerciales, des ambitions légitimes avortées qui
affectent, en bout de course, tous les francophones. Qu’ils soient consciemment perçus
comme tels ou non, les facteurs intangibles ou matériels du déclin linguistique
francophone se traduisent, chez les individus, par une perte de confiance en eux, un
manque de créativité, une peur exacerbée des risques, un sentiment de vulnérabilité,
et une grande crédulité. Vis-à-vis du monde extérieur, les groupes francophones
souffrent d’une perte de crédibilité et sont témoins de la paupérisation de leurs
industries culturelles et de la stagnation de leurs ambitions individuelles et
collectives. L’auteur l’explique dans une prose abordable par le profane dans un désir de
toucher l’éventail le plus large possible des acteurs les plus influents sur la scène
francophone, sans oublier son composant principal: le grand public.

Le recul de l’usage du français comme véhicule de communication international est
causé par des facteurs internes et externes que l’auteur examine sans complaisance et
sans exagération. Les langues atteignent-elles le statut qu’on leur connait à l’heure
actuelle par hasard, au gré d’évènements fortuits et aléatoires ? Certainement pas,
répond Charles Durand. Au contraire, il ne fait aucun doute que la politique linguistique
très active pratiquée par certains Etats, et qui vise à remplacer le français par
d’autres langues, est très efficace malgré son caractère occulte. L’auteur en apporte
des preuves et cite des faits précis. Il est bien placé pour le faire puisqu’il a vécu
dans des pays dont la politique linguistique occulte a pour but de déplacer le français
(ainsi que d’autres langues quelquefois) pour le remplacer par une autre langue,
prétendûment plus «internationale». Il démonte, pièce par pièce, la génèse du
«mythe américain» tel qu’il a été conçu par les médias et les agences de publicité
internationales, et qui est responsable de l’émergence de
l’"américanotropisme" dont les progrès ont été fulgurants ces dernières
années. Cet américanotropisme, qui semble vouloir apporter toutes les réponses aux
problèmes de toutes les sociétés, s’est accompagné d’un essor sans précédent de la
langue anglaise qui en arrive à concurrencer maintenant le français sur son propre
terrain. Malheureusement, les causes des problèmes affectant la langue sont surtout de
nature interne. Dans un style limpide, l’auteur identifie les causes, met en valeur ce qui
a permit leur émergence. Il parle aussi des nouvelles technologies de communication et
plus particulièrement du fameux réseau Internet qui a fait couler tellement d’encre et
qui, pour certains, sonne le glas de la langue française en accélérant l’émergence du
village "global" que le sociologue McLuhan avait prévue il y a plus de vingt
ans. Là aussi, il est bien placé pour le faire puisqu’il enseigne les
télécommunications à ses étudiants américains qui se spécialisent en informatique.
Plus qu’un autre, il est en mesure de nous dire ce que les nouvelles technologies sont en
mesure de nous apporter, puisque son jugement s’asseoit sur une connaissance approfondie
des paramètres techniques. Il rééquilibre la vision profane de la nouvelle
télématique. Il détruit les mythes et les fictions et nous explique en quoi les
nouvelles technologies peuvent réellement nous être utiles.

Pour la première fois dans un ouvrage de ce genre, Charles Durand illustre ses propos
en ayant recours à des exemples tirés d’autres contextes socioculturels non francophones
et quelquefois non européens. Son objectif est de relativiser le point de vue du lecteur
qui peut ainsi se forger sa propre opinion hors du contexte national qui, la plupart du
temps, fournit implicitement ses propres points de référence, qu’on le veuille ou non.
C’est donc à travers des lunettes aussi peu déformantes que possible que le lecteur peut
s’informer sur les relations intimes qui existent entre sa langue et la société dont il
fait partie, entre sa langue et sa propre image que la langue sert à véhiculer et qui,
elle-même, le positionne parmi les nations du monde.

Cet ouvrage est indispensable à tous ceux qui s’occupent de langue française ou qui
travaillent au sein des organisations internationales francophones. Les organisations
internationales non gouvernementales (OING) sont, bien avant les gouvernements des pays
francophones, des réservoirs d’énergie considérables vouées à la promotion du
français et des francophones sur la scène internationale. Charles Durand leur fournit un
complément d’informations indispensable pour entreprendre la reconquête des masses et
des élites à leur cause. Dans un livre apolitique mais très critique, il leur fournit
des armes pour intéresser et convertir définitivement les hommes d’affaires,
l’intelligentsia politique, le monde des laboratoires de recherche et les journalistes à
la cause francophone. Il "commercialise" et "vend" la francophonie
auprès de ceux qui ne sont pas, a priori, intéressés par ce sujet. Il nous fait prendre
conscience de l’importance capitale du problème linguistique actuel. Il détruit les
clichés habituels et persuade les indécis. Charles Durand ne représente pas les
intérêts de groupes minoritaires et n’est pas professionnellement affilié aux
organismes recevant des deniers publics pour faire la promotion de la Francophonie. Il
n’est même pas actif au niveau des OING. Son futur ne dépend pas de son livre. Il n’a
rien à nous vendre si ce n’est ses idées assorties d’une quantité impressionante
d’informations. Il n’est parrainé par personne et ne ménage personne. L’auteur n’est pas
un idéaliste mais un matérialiste logique doublé d’un observateur lucide
remarquablement bien informé.

En octobre 95, Margie Sudre, secrétaire d’Etat chargé de la Francophonie, déclarait
au Conseil supérieur de la langue française: «L’élite française fait preuve parfois
d’une grande légèreté et d’une incompréhensible cécité. Cette remarque vaut pour la
Francophonie comme pour la langue française. Certains considèrent notre langue et son
rayonnement dans le monde comme un héritage désuet et encombrant». Je souhaite vivement
que cette "élite" puisse lire le livre de Charles Durand qui est, pour moi, la
meilleure arme dont Margie Sudre, Jean-Louis Roy, Stélio Farandjis, Emile Derlin Zinsou
et bien d’autres, en France, en Belgique, au Québec et ailleurs, peuvent maintenant
disposer pour combattre le négativisme, l’ironie, l’incrédulité et même quelquefois
l’hostilité qui, au sein des pays dits "du nord", entravent trop souvent leurs
actions. Il permet enfin de rétablir le consensus parmi ces "élites" qui, bien
souvent, ne travaillent plus dans l’intérêt des francophones ni dans celui de la
Francophonie, depuis belle lurette. Au milieu d’une littérature spécialisée imprégnée
de doutes, d’incertitudes et de craintes, ce livre nous apporte un ballon d’oxygène par
les explications qu’il nous fournit et par la marche à suivre qu’il esquisse.

Un livre provocant, éclairant que tout francophone doit absolument lire, dans son
propre intérêt !

André Gélinas,
Brooklyn, N.Y.
juillet 96

L’auteur:
Charles X. Durand est né dans le midi de la France. Il fait des études
d’ingénieur chimiste mais se reconvertit à l’informatique dans les années 70.
Il travaille ensuite dans l’industrie et embrasse la carrière universitaire en 1983.
Sa profession l’a amené à vivre au Canada, au Japon et aux Etats-Unis, et à
visiter une multitude d’autres pays. Il a été professeur d’informatique à la
"State University of New York", à "Central Washington University",
près de Seattle et s’est réinstallé en France en septembre 97. C’est par le biais
de l’intelligence artificielle et des techniques d’interprétation des langues
naturelles que Charles Durand en est venu à s’intéresser à l’avenir de la
langue française et de la Francophonie. Il obtint, en mars 96, le grand prix du
prestigieux concours de la Francophonie Charles-Hélou pour avoir fait une série de
propositions concrètes sur les mesures qui doivent être prises par la Francophonie
mondiale pour assurer non seulement sa pérennité mais aussi son futur développement.
Charles Durand peut être contacté directement à l’adresse suivante: Charles.Durand@utbm.fr