LES RADOTEURS AUTOMATIQUES

LES RADOTEURS
AUTOMATIQUES

Lorsque le gouvernement du Québec dit dans
sa Proposition de politique linguistique : L’Administration donne
souvent l’impression que l’anglais est aussi officiel que le
français, puisque, si on le veut, on peut communiquer avec elle
en anglais. C’est donc l’anglais qui apparaît comme langue
commune des non-francophones. De surcroît, il y est écrit :
Tout doit être mis en oeuvre pour éviter que le français soit
perçu comme un choix linguistique parmi d’autres.

L’incohérence gouvernementale est
flagrante puisque, dans certains cas, l’intendance ne suit pas le
discours politique. Ainsi, certains bureaux du gouvernement et
autres administrations pratiquent carrément un certain
bilinguisme institutionnel. L’Administration fait ainsi la
démonstration qu’au Québec, il y a deux langues officielles,
deux langues publiques communes…

Téléphonez à certains ministères ou
autres administrations (Communication Québec, Université du
Québec, SAAQ, Environnement et Faune, CLSC, Revenu Québec,
Régime des rentes, etc.) et écoutez le message au répondeur.
Vous verrez… Ce phénomène s’étendrait même à certaines
résidences personnelles ! Dire que l’on a pendant longtemps
pensé que la famille était le rempart de la langue française.

Dans certains cas, le message est bilingue
(donc deux langues publiques communes). Dans d’autres, afin de ne
pas exposer les anglophones à la langue française (quel
supplice!), on va jusqu’à inclure un message en anglais dès le
début (le message en anglais a donc la priorité!). Parfois, on
va jusqu’à demander aux Québécois s’ils veulent le service en
français !

La proposition de politique linguistique du
gouvernement mentionne: Il nous faut retrouver le sens de la
responsabilité de chacun et de chacune à l’égard du
français…

Que veut dire le gouvernement du Québec
lorsqu’il prétend vouloir faire jouer à l’Administration
publique un rôle exemplaire moteur? à quel jeu joue-t-il ?