LES PROVOCATIONS À LA DISCRIMINATION ET À L’OPPRESSION IDÉOLOGIQUE

Le 17 mai 1998

COMMUNIQUé
Pour diffusion
immédiate

LES PROVOCATIONS à LA DISCRIMINATION ET à L’OPPRESSION
IDéOLOGIQUE

ET LE 50e ANNIVERSAIRE DE LA

DéCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME



La Déclaration universelle des Droits de l’homme de l’Organisation
des NationsUnies
célèbre cette année son cinquantième anniversaire, le même que
celui que célébrait le vendredi 15 mai le nouveau directeur général du nouvel hôpital
amalgamé d’Ottawa, monsieur David Levine.

La nomination de monsieur Levine au poste de directeur général de l’Hôpital
d’Ottawa
soulève, depuis quelques semaines, des réactions extrémistes, haineuses,
racistes et discriminatoires à cause de ses antécédents politiques comme membres du Parti
québécois
de 1975 à 1981. La nomination de M. Levine a déclenché un tollé de
protestation dans les rubriques de certains médias anti-francophones et anti-québécois
du pays. Des médias anglophones de la Capitale du Canada vont jusqu’à réclamer sa
démission.

Il est urgent que cessent toutes ces provocations à la discrimination et
à l’oppression idéologique et tous ces encouragements aux sanctions contre la liberté
d’expression et le droit de parole. Les droits humains fondamentaux sont ainsi
dangereusement menacés au Canada
, déclare le président d’Impératif
français
, monsieur Jean-Paul Perreault, qui tient à rappeler certains considérants
du préambule et certains articles de la Déclaration universelle des Droits de
l’homme
à laquelle adhère le Canada :

  • Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les
    membres
    de la famille humaine et de leurs droits égaux et
    inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix

    dans le monde…
  • Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations
    amicales entre nations

  • Considérant que les Etats Membres (notamment le Canada) se
    sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le
    respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales



Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés
dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de
race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute
autre opinion, d’origine nationale ou sociale
… (Article 2)

Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui
violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle
discrimination.
(Article 7)

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions
et
celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. (Article 19)

Toute personne a le droit de prendre part à la direction des
affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de
représentants librement choisis. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions
d’égalité, aux fonctions publiques de son pays
.
(Article 21)

Toute personne a droit au travail, au libre choix de son
travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection
contre le chômage
.
(Article 23)

Monsieur Stéphane Dion, ministre canadien des Affaires intergouvernementales, qui,
en Chambre des Communes, a déclaré ne trouver que déplorable, mais
explicable
la provocation à la discrimination et à l’oppression idéologique
devrait relire les écrits de son père et les livres de sciences politiques qui
expliquent la Déclaration universelle des droits de l’homme
. Certains
porte-parole de la communauté anglophone auraient aussi grandement avantage à lire ou
relire, en cette année de son Cinquantième anniversaire, la Déclaration universelle des
droits de l’homme de l’ONU afin qu’ils cessent d’encourager tous ces mouvements de
provocation et d’exclusion
, de conclure le président du Mouvement Impératif
français
, Jean-Paul Perreault.

Source :

Impératif français
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