LES CHINOISERIES GOUVERNEMENTALES

LES CHINOISERIES GOUVERNEMENTALES !



DEMAIN, LES QUARTIERS ANGLAIS, ETC.

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français



Au moment où quelques commerçants québécois d’origine chinoise du quartier du même
nom de Montréal, aidés par le groupe extrémiste Alliance Quebec et le journal The
Gazette
, réclament la permission de ne pas respecter la langue française au Québec
en se soustrayant à l’obligation de bien servir leurs clients en français, nous tenons
à rappeler au Gouvernement du Québec l’article 5 de la Charte de la langue
française :

Les consommateurs de biens et de services ont le droit
d’être informés et servis en français
.

La Charte ne dit pas sauf les consommateurs qui fréquentent les boutiques, les
restaurants ou les quartiers grecs, italiens, chinois… ou encore anglais ! Ce droit
linguistique fondamental est reconnu pour tous les
consommateurs sur l’ensemble du territoire québécois.

Par ailleurs, la présence et l’acharnement d’Alliance Quebec et The
Gazette
dans ce dossier rendent suspects les motifs réels qui sous-tendent cette
démarche de quelques commerçants du Quartier chinois puisque la Charte de la langue
française
n’interdit pas l’affichage et la publicité dans une autre langue, pourvu
que l’affichage montre une nette prédominance du français. Il ne faut pas perdre de vue
qu’Alliance Québec, financée par Patrimoine Canada, a comme mission
d’oeuvrer à l’avancement et au rayonnement de la langue anglaise au Québec. Cela
pourrait expliquer bien des choses; n’est-ce pas?

Il ne peut y avoir d’exceptions. Créer des exceptions injustifiées serait
carrément discriminatoire pour les autres groupes et les consommateurs pour lesquels la
Loi a été adoptée.

Ne trouvez-vous pas étonnant que vingt-et-un ans après l’entrée en vigueur de la Charte
de la langue française
, les consommateurs soient encore bafoués dans leur droit d’être
informés et servis en français
au Québec ? Qui ne connaît pas, par
exemple, de restaurants chinois, libanais, anglais, établis au Québec depuis longtemps,
où il est difficile ou carrément impossible d’être reçus et servis en français ?
Voudrait-on nous dire que dorénavant cela pourrait devenir légal de ne pas informer et
servir le client en français… au Québec !!!

Ce n’est pas sûrement au Gouvernement du Québec de se faire l’allié d’Alliance
Québec
et d’encourager la discrimination et le non-respect des droits linguistiques
fondamentaux de tous les citoyens. Par conséquent, il est pressant que les organismes
issus de la Charte de la langue française retrouvent les pouvoirs et l’autonomie
d’action que lui a enlevés la Loi 86.

De leur côté, les menaces de groupes extrémistes anti-Québec de salir
internationalement l’image du Québec ne doivent pas être prises à la légère. C’est la
nouvelle stratégie (le plan B) orchestrée par certains porte-parole de la majorité
anglophone du Canada pour soumettre le Québec. Saviez-vous que ces porte-parole sont
déjà à l’oeuvre depuis quelque temps, entre autres, sur Internet ? Cela ne vous
surprendra pas d’apprendre que le salissage se fait surtout en anglais !

C’est sur ce point précis, et non en diluant la Loi et son application, que le
Gouvernement du Québec doit agir ici et internationalement et laisser à l’Office de
la langue française
et à la Commission de protection de la langue française
le soin d’assumer, sans ingérence politique, leurs responsabilités.