LE FRANÇAIS SUR LES SITES DES FÉDÉS CANADIENNES

LE FRANçAIS SUR LES SITES DES FéDéS CANADIENNES

Le texte suivant fait suite à l’article
«FéDéRATIONS SPORTIVES CANADIENNES
Dix-huit mois plus tard» publié sur le site Internet d’Impératif
français à l’adresse : http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/federations-sportives-canadiennes.html

Discret, le français sur les sites des fédés canadiennes

Alexandre Sirois, La Presse, Montréal, samedi 16 septembre 2000, p. B2

PLUSIEURS FéDéRATIONS sportives canadiennes ne s’affichent pas encore en
français sur Internet, allant ainsi à l’encontre d’avis du Conseil du
Trésor du Canada et du Commissariat aux langues officielles.

C’est ce qu’a découvert hier le président de l’organisme de défense de
la langue française Impératif français, Jean-Paul Perreault, outré
qu’une telle situation persiste alors que débutent les Jeux Olympiques
de Sydney en Australie.

"Imaginez-vous qu’un jeune veut faire une recherche sur un athlète
francophone et va sur le site Internet d’une fédération sportive. S’il
est unilingue français, il est incapable d’obtenir des informations sur
la fédération , sur ses activités et sur ses athlètes", a indiqué M.
Perreault.

"Et même s’il n’est pas unilingue, il serait en droit d’avoir accès aux
informations en français, parce que les subventions accordées à ces
fédérations-là le sont à partir des impôts de l’ensemble des Canadiens,
ce qui inclut 25 % de Québécois ou 25 % de francophones", a-t-il
ajouté.

Une vérification des site Web des diverses fédérations sportives a
effectivement permis à La Presse de constater que certains sites ne font
pas de place au français ou se contentent de traduire uniquement
quelques phrase de l’anglais au français. Patinage de vitesse Canada,
Biathlon Canada, l’Association canadienne de yachting, Badminton Canada
et Basketball Canada font partie des fédérations fautives.

"J’ose espérer que l’intention du législateur n’est pas de traiter de
façon inéquitable la langue française et les francophones au Canada. Que
leur intention est de les traiter sur un pied d’égalité, a lancé M.
Perreault. Si oui, on devrait retrouver sur les sites Internet la même
qualité d’information en français qu’en anglais."

Le président d’Impératif français accuse le gouvernement fédéral de
néglaigence et montre du doigt Patrimoine Canada, responsable de Sport
Canada et, par conséquence, du financement des fédérations sportive.
"Le gouvernement canadien a une politique linguistique qui est claire,
celle du Conseil du trésor. Il n’a qu’à l’a faire appliquer par les
fédérations sportives qui reçoivent des subventions de Patrimoine
Canada", a-t-il dit.

La commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, a pour sa part
indiqué que son organisme avait souligné les lacunes des sites Web des
fédérations sportives en matière de français en juin dernier, et
recommandé à Sport Canada de rectifier le tir d’ici le printemps 2001.

"On n’ira pas faire le suivi tant que l’échéancier ne sera pas écoulé"
a expliqué Mme Adam. Mais si le français est aussi discret en 2001, le
Commissariat aux langues officielles reviendra à la charge. "On fera le
suivi, on reviendra voir Sport Canada avec des pressions et des
recommandations, a confié la commissaire. Bref, on va pousser!"