LE DÉCLIN DU FRANÇAIS À MONTRÉAL

LE DéCLIN DU FRANçAIS à MONTRéAL

Québec compte mettre de l’avant un train de mesures pour contrer le
déclin du français à Montréal.

La Presse canadienne : « Lucien Bouchard compte mettre de l’avant un
train de mesures pour contrer le déclin du français à Montréal. à l’issue d’un
conseil national de deux jours dominé par la question linguistique, monsieur Bouchard a
soutenu ne pas exclure les modifications à la loi 101, une opération qui entraînerait
un débat déchirant. Mais le premier ministre a aussi parlé d’une offensive
"globale" qui ne nécessitera pas d’amendements a la Charte de la langue
française.

Samedi, deux spécialistes, Marc Termote et Charles Castonguay, avaient
brossé un tableau très sombre de l’avenir du français à Montréal. Dans 15 ou 20 ans,
les francophones seront minoritaires sur l’île de Montréal. Lucien Bouchard estime qu’il
faut examiner le dossier de façon sereine et responsable.

Il s’agira pour Québec de proposer un faisceau de mesures relevant de
l’immigration, de l’éducation et même des affaires municipales, car l’étalement urbain
reste une cause de la "défrancisation" de l’île de Montréal. »

De son côté, Le Devoir écrit : « N’oublions jamais que le fédéral
est une machine à assimiler les francophones, a dit, pour sa part, la ministre
responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, non seulement à
l’extérieur du Québec mais à Montréal, en ce qui concerne les allophones, et dans
d’autres régions du Québec dont l’Outaouais. Mme Beaudoin a souligné que le problème
de défrancisation de l’île de Montréal ne pourrait se régler qu’avec le concours de
plusieurs ministères et différentes politiques: immigration, population, famille et
organisation du Grand Montréal y compris la fiscalité municipale. Dans cet esprit, les
délégués ont adopté des propositions sur la langue réclamant du gouvernement, en
premier lieu, qu’il reconnaisse sans ambiguïté que la langue française est en déclin
sur l’île de Montréal. Il ont aussi recommandé au gouvernement d’établir des mesures
d’aménagement linguistique pour contrer la défrancisation. »

Dans un autre domaine, l’immigration, toutefois très lié au
précédent, le journal cybernétique Matinternet écrit : « On veut plus d’immigrants
francophones au Québec. Le ministre Robert Perreault veut augmenter le nombre
d’immigrants francophones au Québec. En 1998, moins de 10 700 immigrants francophones ont
été admis. Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration voudrait voir ce nombre
passer à 17 000. Robert Perreault voit la une façon pour le Québec d’assurer la
vitalité de la langue française. Il entend agir sur les bassins d’immigration
francophone comme la France, la Belgique, l’Europe de l’Est et le Maghreb. Le ministre se
rendra en France lundi dans le but principalement de renouveler une entente signée il y a
dix ans avec l’Office des Migrations Internationales. »

Textes transmis par :

Daniel A. Duclos
D.duclos@sympatico.ca

(Le 27 septembre 1999)

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