LE DÉCLIN DU BILINGUISME OFFICIEL

Le déclin du bilinguisme officiel

Le Devoir Michel Venne 7 mai

Ottawa a décrété 1999 l’Année de la francophonie canadienne. La belle affaire! Les
services en langue française dans l’administration fédérale ont subi des reculs depuis
cinq ans à l’extérieur du Québec.Victor Goldbloom semblait déçu, mardi, en remettant
son dernier rapport à titre de Commissaire aux langues officielles. Il cède son poste le
1er août à Dyane Adam. Il semblait déçu, et on peut le comprendre. Son rapport pour
l’année 1998 ressemble aux précédents dans lesquels il dénonçait les carences du
bilinguisme officiel.

…… Hors du Québec, la disponibilité des services fédéraux en deux langues a
diminué depuis 1994. Non seulement est-il plus difficile qu’il y a cinq ans d’obtenir des
réponses dans sa langue au téléphone ou sur place dans les bureaux désignés par
Ottawa pour offrir des services dans les deux langues officielles du Canada, mais même la
documentation et les formulaires ne sont pas toujours disponibles dans la langue de la
minorité.

Même au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue au pays et hôte du
Sommet international de la Francophonie en septembre, les services en français se sont
détériorés. L’accueil bilingue en personne est disponible dans moins de deux bureaux
sur dix désignés par Ottawa.

En lisant les rapports du commissaire et en observant ce qui se produit dans les
organismes fédéraux, on peut se demander si nous n’assistons pas à une érosion subtile
mais constante du bilinguisme officiel dans la pratique, malgré les discours………..

Sauf que le déclin du bilinguisme officiel n’est pas une bonne nouvelle pour les
francophones qui sont désavantagés lorsqu’ils veulent défendre leurs idées, leurs
opinions ou leurs droits dans une autre langue que la leur devant les représentants de
l’état."

Pierre Grandchamp http://pages.citenet.net/users/ctmx5332/

Pierregr@citenet.net

(Extrait du groupe de discussion qc.politique)