LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE, VU DE FRANCE ET DE QUÉBEC,

Le commerce électronique, vu de France et de Québec,

par Jean-Claude Guédon, professeur à l’université de Montréal, de retour de
Congrès à Autrans (France) – (La Recherche, n°329, mars 2000)

Le E-commerce (version française)

Pour une start-up en quête de création de stock-options et qui ne veut pas faire trop
de cash burning, le e-commerce offre un challenge redoutable. Il faut d’abord identifier
un bon provider qui dispose d’une bandwidth adéquate, trouver ensuite le moyen de
distribuer un top browser attrayant qui emprisonne bien le surfer dans le site où on
entend le coincer. En implémentant du Java, du Flash, avec un peu de soft 3D et des
Frames, on arrive ainsi à retenir le surfer suffisamment longtemps pour espérer un
download et un peu de cash. Tout votre business plan et votre business model en
découlent. Et surtout n’oubliez pas d’utiliser le spelling checker pour créer un top
portail.

Le commerce électronique (version québécoise)

Pour une société qui débute et vise à se placer en bourse sans trop taxer ses
liquidités, le commerce électronique présente un défi redoutable. Il faut d’abord
identifier un bon fournisseur d’accès au réseau internet, disposant d’une bande passante
adéquate, trouver ensuite le moyen de distribuer un navigateur ou fureteur attrayant qui
emprisonne bien l’internaute dans le site où l’on entend le coincer. Par une application
de Java, de techniques comme Flash, ou de logiciels créant des effets en trois
dimensions, ainsi que des cadres dans les pages balisées en HTML, on arrive ainsi à
retenir l’internaute suffisamment longtemps pour espérer le voir télécharger votre
produit et ainsi alimenter vos liquidités. En découlent tout votre plan d’affaires et
votre modèle financier. Et surtout, n’oubliez pas d’utiliser le correcteur orthographique
pour créer un portail de haut niveau.