LE CANADA L’ADMET OFFICIELLEMENT

LE CANADA L’ADMET OFFICIELLEMENT…

LE FRANçAIS EST EN PéRIL AU CANADA

Analyse de la situation réelle de la francophonie canadienne à l’occasion de la tenue du VIIIe
Sommet de la Francophonie à Moncton et de la venue prochaine des IVes Jeux de la Francophonie à Ottawa.

Impératif français
C.P. 449
Aylmer (Québec)
J9H 5E7

Le 1er septembre 1999

Reproduction et diffusion grandement recommandées. Merci !


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COMMUNIQUé I

SOMBRES PERSPECTIVES POUR LE FRANçAIS AU CANADA EN CETTE FIN DE SIèCLE

Impératif français, l’un des plus importants groupes de défense de la langue française et des droits des francophones au Canada, a profité de la tenue du VIIIe Sommet de la Francophonie à Moncton et de la venue prochaine des IVes Jeux de la Francophonie à Ottawa pour sensibiliser, grâce à l’Internet, l’opinion publique nationale et internationale au sort peu enviable que le Canada inflige à la langue française.

Les données utilisées par les chercheurs d’Impératif français pour dénoncer le sort peu enviable que le Canada inflige à la langue française proviennent de l’agence fédérale Statistique Canada dont l’expertise est reconnue mondialement.

Le président d’Impératif français monsieur Jean-Paul Perreault a déclaré : « La langue française recule dramatiquement au Canada. Sans l’ombre d’un seul doute, le Canada anglicise. Cette oeuvre assimilatrice du Canada, quoiqu’en dise les politiciens de tous acabits, agit comme un véritable rouleau compresseur culturel. » De plus, il a tenu à préciser que « l’assimilation n’est pas une fatalité comme le prétendent certains, mais le résultat de mesures et de politiques gouvernementales, ou un manque de mesures adéquates, qui ne protègent pas et ne permettent pas l’épanouissement du fait français. »

M. Perreault souhaite que « la tenue du VIIIe Sommet de la Francophonie et la venue prochaine des IVes Jeux de la Francophonie au Canada ne servent pas à camoufler le sort peu enviable que la Canada inflige à la langue française et à jeter de « poudre au yeux » sur le recul du français au Canada. »

L’étude d’Impératif français « LE CANADA L’ADMET OFFICIELLEMENT : LE FRANçAIS EST EN PéRIL AU CANADA » est disponible en Word Perfect, Word et HTML.

Source :

Impératif français
Recherche et communications
C.P. 449
Aylmer (Québec)
J9H 5E7
Tél. et téléc. : (819) 684-7119
Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org
Site : http://www.imperatif-francais.org


COMMUNIQUé II

JEAN CHRéTIEN APPUIE UNE éTUDE D’IMPéRATIF FRANçAIS

Au moment où les chercheurs d’ Impératif français apportaient les dernières révisions à l’étude que le groupe de défense de la langue et de la culture d’expression française diffuse aujourd’hui, le Premier ministre du Canada, monsieur Jean Chrétien, appuyait sans réserve les conclusions que ceux-ci apportent : le Canada est un pays assimilateur.

Monsieur Chrétien a dû l’avouer dans une entrevue accordée au grand quotidien francophone canadien, Le Devoir, samedi dernier : « C’est sûr qu’on aimerait mieux qu’il n’y en ait pas d’assimilation, mais il y en a toujours eu. »

Utilisant les données de l’agence fédérale Statistique Canada dont la réputation, de l’avis même du Gouvernement du Canada, est reconnue mondialement, Impératif français diffuse aujourd’hui sur Internet une étude accablante pour le Canada en ce qui concerne la protection des droits culturels de ses citoyens. En effet, cette étude révèle que les trains de mesure que le Canada utilise pour empêcher la disparition de la culture et de la langue françaises au Canada sont d’une totale inefficacité puisque le pénible bilan de l’évolution des 30 dernières années en la matière est le suivant : de très malades qu’elles étaient il y a trente ans, la langue et la culture d’expression française sont aujourd’hui en péril au Canada !

L’étude d’Impératif français « LE CANADA L’ADMET OFFICIELLEMENT : LE FRANçAIS EST EN PéRIL AU CANADA » est disponible en Word Perfect, Word et HTML.

Source :

Impératif français
Recherche et communications
Aylmer (Québec)
J9H 5E7
Tél. et téléc. : (819) 684-7119
Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org
Site : http://www.imperatif-francais.org


LE CANADA L’ADMET OFFICIELLEMENT…

LE FRANçAIS EST EN PéRIL AU CANADA

L’un des plus importants groupes de défense et de promotion de la langue française et des cultures d’expression française au Canada, Impératif français, présente une analyse de la situation réelle de la francophonie canadienne à l’occasion de la tenue du VIIIe Sommet de la Francophonie à Moncton et de la venue prochaine des IVes Jeux de la Francophonie à Ottawa.

Les données utilisées par les chercheurs d’Impératif français pour dénoncer le sort peu enviable que le Canada inflige à la langue française proviennent de l’agence fédérale Statistique Canada dont l’expertise est reconnue mondialement.

« L’évolution linguistique du Canada, que les données du recensement de 1996 viennent éclairer, est nette (…) La réalité, qui va se consolidant, est celle de deux pays linguistiques dans un : le Québec, qui reste français mais devient de plus en plus bilingue, et le reste du Canada, qui est et va demeurer anglais. » ( Lise Bissonnette, Le Devoir, 5 décembre 1997 )

  • Selon le recensement de 1996, la langue majoritaire au Canada, la langue anglaise, enregistre des gains encore inégalés de 2 222 401 locuteurs, soit l’équivalent du tiers de toute la population francophone contre des pertes de 263 028 pour la langue française, grâce à l’assimilation des francophones et des allophones (personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais);

POPULATION ET ASSIMILATION AU CANADA

Langue

maternelle

D’usage

écart

Pourcentage

Anglais

17 072 433

19 294 834

2 222 401

13,02

français

6 711 645

6 448 617

– 263 028

– 3,92

autres

4 744 052

2 784 674

– 1 959 378

– 41,30

total

28 528 130

Source : Statistique Canada – 1996

  • Le poids relatif des Québécois et autres francophones poursuit sa chute. Sur une brève période de 45 ans, l’importance relative des francophones au Canada a diminué de 18,9 %, celle des Québécois de 14,5 %, et celle des francophones hors Québec de 38,3 %; la proportion de francophones et de Québécois est tombée, dans les deux cas, sous la barre psychologique des 25 %;
  • L’assimilation linguistique des francophones du Canada est dramatique ( 3,92 % ). Le Reste du Canada ( Canada sans le Québec ) connaît un taux d’assimilation faramineux de 36,25 %. En Ontario – où se trouve la Capitale canadienne, Ottawa -, province des prochains Jeux de la Francophonie, ce taux est de 38,6 % et au Nouveau-Brunswick, province hôte du Sommet de la Francophonie, il est de 8,23 %;
  • Dans le Reste du Canada, les dégâts se remarquent de plusieurs façons : par une baisse du nombre de francophones, selon la langue maternelle et la langue d’usage, et par une hausse perpétuelle du taux d’assimilation. Certains démographes parlent d’effondrement et même de disparition tendancielle;

éVOLUTION DE LA LANGUE DANS LE RESTE DU CANADA

Langue maternelle

Langue d’usage

écart

Taux (%) d’assimilation

1991

976 415

636 440

– 339 975

34,80

1996

970 198

618 529

– 351 669

36,25

Source : Statistique Canada – 1996

  • D’un côté, le français recule dans le Reste du Canada; de l’autre, l’anglais fait des gains de 22,61 % au Québec grâce à l’assimilation des francophones et allophones;

DEUX POIDS, DEUX MESURES : INIQUITé

Lieu

Langue

maternelle

D’usage

écart

Pourcentage

Québec anglais

621 862

762 434

+ 140 572

22,61

Reste du Canada français

970 198

618 529

– 351 669

– 36,25

Source : Statistique Canada – 1996

  • L’unilinguisme anglais, l’ignorance ou le rejet de la langue française, fait des progrès au Canada! Le nombre de Canadiens ne connaissant qu’une langue officielle, l’anglais, progresse de un million de personnes tous les cinq ans alors que le nombre de Canadiens ne connaissant que le français, l’autre langue officielle du Canada, est en baisse;

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  • Au recensement 1996, on comptait 683 332 personnes dans les provinces et territoires canadiens à l’ouest du Québec se déclarant de langue maternelle française, mais de ce nombre il ne reste seulement que 371 300 francophones qui admettent encore parler le plus souvent français à la maison ! Facile à comprendre quand on sait qu’il n’y a AUCUNE UNIVERSITé FRANCOPHONE digne de ce nom à l’Ouest du Québec… alors qu’au Québec, les anglophones, environ 600 000 personnes, ont 3 universités anglophones.
  • L’analphabétisme fonctionnel élevé chez les francophones du Reste du Canada est grandement attribuable à une accessibilité réduite aux institutions scolaires et aux services sociaux dans leur langue;
  • Difficulté de naître, de se faire soigner et de mourir en français dans le Reste du Canada faute d’institutions et de services de santé accessibles en français; il est périlleux pour sa santé à tout non-anglophone de s’aventurer au Canada anglais;
  • Le seul hôpital francophone à l’ouest du Québec, en Ontario, à Ottawa, la Capitale canadienne et ville des IVes Jeux de la Francophonie, est menacé de fermeture par les gouvernements canadien et ontarien; les porte-parole de la plus importante communauté francophone à l’extérieur du Québec doivent recourir aux tribunaux pour tenter de bloquer cette tentative « meurtrière »;
  • Les données du recensement de 1996 confirment que la politique canadienne de bilinguisme est une réussite ( ! ) puisque les anglophones peuvent tranquillement demeurer unilingues grâce au bilinguisme ou, pis encore, à l’assimilation des non-anglophones. Plus de 91 % des Canadiens anglais pratiquent une forme d’exclusion culturelle ou, si vous préférez, un unilinguisme sans regret alors que 41 % des francophones sont bilingues. Tout est en place pour une accélération de l’anglicisation dans l’ensemble du Canada ! ;
  • à l’instar des Canadiens anglais, un grand nombre de fonctionnaires de la fonction publique canadienne sont unilingues; certains emplois fédéraux requérant la connaissance de la langue française sont occupés par des unilingues anglais;
  • Deux poids, deux mesures : en Ontario, sans la région de la Capitale fédérale ( RCF ), 9 % des postes de la fonction publique canadienne exigent le bilinguisme ( anglais et français ) pour une population de 500 000 Franco-Ontariens alors qu’au Québec, sans la RCF, ce sont plus de 54 % des postes qui exigent la maîtrise de la langue anglaise pour à peine 600 000 Anglo-Québécois. Le Canada anglicise;
  • Le gouvernement canadien verse annuellement près de deux millions de dollars à des organismes canadiens établis au Québec ( Alliance Québec, The Townshippers, etc. ) ayant pour mandat d’oeuvrer très activement à l’avancement et au rayonnement de la langue et de la culture vastement majoritaire au Canada et en Amérique, la langue et la culture d’expression anglaise. Très souvent ces subventions servent à financer des campagnes promotionnelles de désinformation et de salissage à l’étranger et auprès des Nations unies présentant la langue et la culture d’expression anglaise comme menacées de disparition au Québec, le seul lieu en Amérique du Nord où la langue et la culture d’expression française se portent « le moins mal »;
  • Dans la Capitale canadienne, Ottawa, et à Moncton, villes des IVes Jeux de la Francophonie et du VIIIe Sommet de la Francophonie, les chefs de police, les agents de l’ordre, les chauffeurs d’autobus, d’autocars et de taxis, les employés d’aéroport et de gares d’autocars et de train, les fonctionnaires municipaux, les employés des commerces de détail et de bureaux de professionnels ont été maintes fois embauchés bien qu’on les savait unilingues anglais, incapables de respecter l’autre réalité que l’on veut ignorer ou, pire encore, cacher;

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  • Dans la capitale canadienne l’affichage commercial est presque « exclusivement » en anglais; depuis 1995, les câblodistributeurs refusent de diffuser les stations canadiennes de langue française à fort contenu canadien leur préférant les stations étatsuniennes dans « la seule langue qui compte pour eux », la langue anglaise. Dans d’autres régions du Canada anglais, les abonnés n’ont même pas accès à la télévision de langue française ou seulement accès à une ou deux stations de langue française alors qu’ils peuvent capter plusieurs dizaines de stations de langue anglaise en provenance des états-Unis !
  • La « déportation » de la langue française imposée par le Canada se retrouve éloquemment exprimée dans les statistiques des villes jumelées de l’assimilation, Ottawa et Moncton, celles du VIIIe Sommet de la francophonie et des IVes Jeux de la Francophonie. Dans les deux cas, vous constaterez que le résultat des politiques et des us et coutumes canadiens conduisent inexorablement à l’extinction prévisible des francophones. Les taux respectifs d’assimilation sont respectivement de 21,33 % pour Moncton et de 29,45 % pour Ottawa, la Capitale canadienne :

VIIIe SOMMET DE LA FRANCOPHONIE
VILLE DE MONCTON
POPULATION ET ASSIMILATION LINGUISTIQUE

1996

Langue

Maternelle

D’usage

écart

%

Anglais

38 633

43 292

+ 4 659

+12,06

Français

19 064

14 997

– 4 067

– 21,33

Autres

933

341

– 592

– 63,45

Total

58 630

Source : Statistique Canada – 1996

IVes JEUX DE LA FRANCOPHONIE
VILLE D’OTTAWA
CAPITALE CANADIENNE
POPULATION ET ASSIMILATION LINGUISTIQUE

1996

Langue

maternelle

D’usage

écart

%

Anglais

200 151

239 883

+ 39 732

19,85

Français

49 273

34 760

– 14 513

– 29,45

Autres

69 561

44 347

– 25 214

– 36,25

Total

318 985

Source : Statistique Canada – 1996

  • Selon le rapport du 10 avril 1997 de la Commission des questions politiques des droits d’une minorité linguistique, le Conseil de l’Europe déclare que « la situation de la minorité anglophone du Québec est un excellent exemple de la protection des droits d’une minorité linguistique. » Le Canada, plus particulièrement le Canada anglais, ne peut en dire autant de la protection des droits des francophones…

CONCLUSION

à maintes reprises, les politiciens canadiens ont proclamé que le Canada a deux langues officielles jouissant d’une égalité de statut, de droits et de privilèges. Un constat émerge toutefois : la langue anglaise serait plus officielle et plus égale; elle aurait plus de statut, plus de droits et beaucoup plus de privilèges!

La langue française recule dramatiquement au Canada. Sans l’ombre d’un seul doute, le Canada anglicise. Cette oeuvre assimilatrice du Canada, quoiqu’en dise les politiciens de tous acabits, agit comme un véritable rouleau compresseur culturel. La langue majoritaire, l’anglais, enregistre au Canada des gains constants et mêmes inégalés au détriment de la langue française.

Les différences de traitement et les statistiques d’assimilation linguistique citées dans cette étude ne sont pas uniquement le résultat de politiques discriminatoires passées ni une conséquence pénible de la condition minoritaire des francophones dispersés sur un continent anglophone ou une fatalité comme le prétendent certains, mais le résultat de mesures et de politiques gouvernementales qui ne protègent pas et ne permettent pas l’épanouissement du fait français.

Sous les apparences d’un pays bilingue, le gouvernement canadien cache aux yeux de l’opinion canadienne et étrangère une toute autre réalité : le Canada a une langue plus officielle que l’autre, c’est l’anglais. Au Canada, la majorité domine de plus en plus tandis que la minorité est de plus en plus marginalisée.

Alors que le Canada se fait sur la scène internationale le grand défenseur de la diversité culturelle mondiale, ses politiques actuelles uniformisent de plus en plus le Canada et fragilisent sa plus grande minorité.

La tenue du VIIIe Sommet de la Francophonie et la venue prochaine des IVes Jeux de la Francophonie au Canada ne doivent pas faire oublier le sort peu enviable que la Canada inflige à la langue française et la nécessité urgente d’agir pour corriger cette situation qui conduit inexorablement à ce que certains démographes appellent « la disparition tendancielle » ou « l’extinction intergénérationnelle » et, parallèlement, à l’affaiblissement de la place et de l’importance de la langue française et de la francophonie dans le monde.

Impératif français remercie tous ceux et celles qui ont collaboré de près ou de loin à la réalisation de cette étude.

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IMPéRATIF FRANçAIS

Impératif français est un organisme de recherche et de communications pour la défense et pour la promotion de la langue française et des cultures d’expression française. Impératif français célèbre cette année sa vingt-cinquième année d’existence.

Mouvement Impératif français
Recherche et communications
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Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org
Site : http://www.imperatif-francais.org

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