LANGUE FRANÇAISE AUX JEUX OLYMPIQUES

LANGUE FRANçAISE AUX JEUX OLYMPIQUES
L’ambassade d’Australie répond.

Mon communiqué du 8 septembre évoquait notre réaction à
l’information que nous avions lue dans les journaux à propos du refus de M. Deane de
prononcer une simple phrase en français lors de l’ouverture des Jeux olympiques à
Sydney. Nous avions écrit à l’ambassade d’Australie qui nous a répondu le 20/09. Vous
trouverez la réponse en pièce jointe.

Ces derniers jours nous avons eu des informations, émanant
d’observateurs officiels, qui vont dans le sens d’une appréciation plus favorable des
efforts faits par l’Australie pour l’emploi de la langue française pendant les jeux. Les
termes de la lettre de l’ambassade d’Australie sont donc croyables. Quant au refus de M.
Deane, il faudrait l’interpréter non comme un recul mais comme une occasion manquée de
faire parler en français, pour la première fois, un responsable politique non
francophone lors de l’ouverture des Jeux. Nous notons toutefois la volte-face de M. Deane
qui après avoir accepté de prononcer une phrase en français, y a renoncé malgré la
demande pressante et amicale de M. Samaranch, mandaté en cela par notre Président,
Jacques Chirac.

Nous ne regrettons donc pas notre intervention vigoureuse qui aura
montré notre vigilance et notre détermination à défendre les positions de la langue
française.

Et nous espérons également que l’Australie repensera sa politique de
communication externe.

Marceau Déchamps
vice-président de l’association
Défense de la langue française

Lettre de l’ambassade :

AMBASSADE D’AUSTRALIE
4, RUE JEAN REY
75724 PARIS CEDEX 15
TEL: 01 40.59.33.00
FAX:01 40 59.33.10
MINITEL : 3615 AUSTRALIE
www.austgov.fr

Paris, le 20 septembre 2000

Monsieur Marceau DECHAMPS
Vice-Président
DEFENSE DE LA LANGUE FRANCAISE
8, rue Roquépine
75008 Paris

Objet : Langue française aux JO

Monsieur,

Je vous remercie de votre ré cent courrier où vous exprimez votre
préoccupation concernant l’usage insuffisant de la langue française lors des Jeux
Olympiques de Sydney.

J’en prends bonne note et je transmets, dans les meilleurs
délais, votre lettre aux autorités australiennes compétentes en la matière.

Sans nul doute, vous avez pris connaissance du communiqué de M.
Charles Josselin, Ministre délégué à la coopération et la francophonie, en date du il
septembre 2000.

M. Josselin a évoqué la convention liant le Comité d’ Organisation
des Jeux Olympiques de Sydney et le gouvernement français signée le 30 mars 1998
concernant l’utilisation du français. Il a expliqué que cette convention a contribué à
ce que les annonces précédant, accompagnant ou suivant les épreuves, soient faites en
anglais et en français. Je vous précise, à toutes fins utiles, que la signalisation du
village olympique existe aussi bien en anglais qu’en français. La ville de Sydney a, pour
sa part, également consenti à assurer la traduction des principaux panneaux indicateurs
des itinéraires menant aux sites olympiques.

En vous remerciant de l’inté rêt que vous portez à cette question,

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération
distinguée.

Berenice Owen-Jones
Premier Secrétaire