LA PRÉDOMINANCE DU FRANÇAIS DANS L’AFFICHAGE EST TOUJOURS NÉCESSAIRE

La prédominance du français dans l’affichage est
toujours nécessaire

à la suite du jugement de la Cour du Québec invalidant deux articles
de la Charte de la langue française, le Conseil de la langue française déplore que
certains semblent remettre indûment en cause la légitimité de la loi, pourtant très
largement acceptée par la population.

Même si on peut noter, grâce à la Charte de la langue française,
des améliorations dans l’usage du français au Québec, il n’en demeure pas moins que la
situation démolinguistique du Québec n’est pas susceptible de variations significatives
tous les dix ans. Il ne faut pas oublier que les locuteurs du français en Amérique du
Nord ne représentent que 2 % de la population totale et que le contexte de la
mondialisation des échanges, la pénétration des nouvelles technologies et l’émergence
d’une économie de la connaissance renforcent l’influence de l’anglais.

En conséquence, le Conseil de la langue française considère comme
très important le maintien de la règle de prédominance du français dans l’affichage
commercial parmi toutes les autres dispositions de la loi, notamment parce que c’est une
mesure essentielle à l’identité et au visage français du Québec.

Le Conseil tient à rappeler que cette règle bénéficie d’un large
consensus, y compris dans les milieux d’affaires, ainsi qu’il a eu l’occasion de le
vérifier récemment lors de consultations auprès d’un grand nombre d’associations de
gens d’affaires.

Aux yeux du Conseil, la réouverture de ce débat contribue à
fragiliser le français. Il estime qu’il faut éviter de remettre en question l’équilibre
linguistique auquel le Québec est parvenu et que les tribunaux doivent agir avec prudence
dans ce dossier

Conseil de la langue française