LA GUÉRILLA BACTÉRIOLOGIQUE

LA GUéRILLA BACTéRIOLOGIQUE
… et « fucking frog » !

Les excuses du professeurs Charlebois

Aux étudiants du cours BIO3524 et à la population canadienne en
général.

Je suis vraiment désolé pour l’erreur de jugement dans l’énoncé de
la dernière question de mon examen final pour BIO3524 Microbiologie générale, donné le
15 décembre 1999.

J’espère très sincèrement que les étudiants et la population
canadienne accepteront mes excuses.

ça n’a jamais été mon intention d’offenser qui que ce soit.

Robert L. Charlebois, B.Sc,
Ph.D., professeur agrégé
Université d’Ottawa
(Journal Le Droit, 27 décembre 1999, page 13)
*****

Réponse de Daniel A. Duclos de Gatineau

Le 5 janvier 2000

Monsieur Charlebois,

Je n’accepte pas vos excuses qui sont encore une fois teintées de
mépris et de racisme envers la population canadienne-française et la population
québécoise en particulier. Vous ne vous excusez qu’envers les Canadiens et non à ceux
que vous avez offensés.

Vous me rappelez ce joueur de hockey du club des "Ottawa
Senators", Vaclav Prospal, qui, après avoir abusé verbalement de Patrice Brisebois
du club Canadiens de Montréal en le traitant de "Fucking Frog", s’excuse
auprès des Canadiens français et non envers Patrice Brisebois.

Si vous aviez oser insulter un membre de la communauté noire en le
traitant de "Fucking Nigger", je crois que vous auriez fait des excuses à
genoux.

Votre geste explique une fois de plus, les dommages causés par le
gouvernement fédéral envers les francophones du pays.

Votre manière de penser, façonnée sans doute par des décennies
d’assimilation, illustre au plus au point, jusqu’où iront les Canadiens qui ne partagent
pas nos opinions concernant la langue, la culture et la constitution de ce pays qui est le
"plus meilleur pays du monde" selon certains politiciens en mal d’attention.

Comme le dit si bien le chroniqueur de La Presse, Réjean Tremblay,
dans l’édition du mercredi 5 janvier, et je cite: "Quand on marche plie en deux, on
se fait monter sur le dos et on risque de se faire enculer. Quand on se tient debout, le
pire qui puisse nous arriver c’est un coup de pied au cul."

Monsieur Charlebois, votre petit jeu se joue à deux, mais je ne
m’abaisserai pas à votre niveau et celui de vos semblables. Continuez à jouer tout seul
dans votre coin.

Daniel A. Duclos
Gatineau (QC)
d.duclos@sympatico.ca