LA FRANCOPHONIE CANADIENNE

LA FRANCOPHONIE CANADIENNE

L’article LES FRANCOPHONES DE COLOMBIE-BRITANNIQUE publié à l’adresse Internet ( http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2000-et-moins/les-francophones-de-colombie-britannique.html ) révèle que le nombre d’enfants «ayant droit» à l’éducation en français augmente en Colombie-Britannique, mais aussi que seulement 15 % des ces enfants parlent encore français.

Ceci laisse entendre que la très grande majorité des élèves francophones sont en fait des anglophones pratiquants et, dans certains cas, des anglophones à 100 % (les deux parents unilingues anglophones).

Je sais qu’en Saskatchewan la Division scolaire francophone a tellement de difficulté à trouver des enfants francophones qu’on songe sérieusement à relaxer encore plus les critères d’admission aux écoles «francophones». En effet, on pense à accepter tout enfant unulingue anglophone qui a un grand-parent qui est ou était de souche francophone. Ceci veut dire que possiblement le français n’est plus parlé dans la famille depuis quelques générations. Il semble que la Colombie-Britannique soit «séchée» de cette façon aussi! Les écoles francophones se réduisent de plus en plus en écoles d’immersion, des écoles d’assimilation (pour francophones) donc. Dans l’Ouest, seul le Manitoba présente une situation moins apocalyptique !

Pourtant l’an passé un article pro-fédéraliste est apparu dans Le Devoir dans lequel on parlait d’un vent de vie francophone qui souffle partout dans l’Ouest! Ma famille a demeuré dans l’Ouest dans bien des endroits. On n’a jamais senti un tel vent, si faible qui soit. Piètre prédiction «météorologique» de nos fédéralistes encore une fois !

Jean Corriveau
St. Vital (Manitoba)
corriveauj@home.com

(Le 3 octobre 1999)