« WE DON’T SPEAK ENGLISH »

NDLR Les syndicats de plusieurs pays non anglophones pourraient s’inspirer du cas
suivant pour revendiquer avec plus de force le respect des langues nationales.

« WE DON’T SPEAK ENGLISH »

Je vous soumets ci-dessous, l’article paru dans l’hebdomadaire Marianne du 27/12/1999
au 2/01/2000:

"We don’t speak english
Le syndicat suédois SIF poursuit en justice le géant de l’agro-alimentaire suisse
Nestlé pour avoir imposé l’usage de l’anglais dans l’informatique de ses sociétés.
Contrairement à ce que croient les Américains et les technocrates, nombre de gens don’t
speak english
, surtout lorsqu’il s’agit de l’anglais d’ordinateur. Déconcertés par
ce jargon incompréhensible, incapables souvent d’accomplir leurs tâches, les employés
de l’usine suédoise se sont mis à souffrir de stress et de désordre psychologique
divers."
FIN

Au delà de la présentation un peu exagérée, à notre sens, des conséquences
médicales, il faut noter avec satisfaction la réaction d’une population que l’on croyait
acquise au tout anglais. On peut maintenant espérer qu’un peu plus de salariés français
se révolteront contre l’obligation abusive qui leur est faite de travailler dans une
langue qui n’est pas la leur. Il n’est pas besoin de risque médical pour exiger de
travailler, en France, en français quand il n’y a pas dialogue directe avec l’étranger.
Ce droit, lié à l’essence même de notre statut de citoyen français, est
inaliénable et il dépend des salariés de le faire valoir dans l’entreprise. La
législation existe, il faut en réclamer l’application.

Marceau Déchamps
Vice-président de l’association
Défense de la langue française

(Le 10 janvier 2000)