« NOS PROPRES BOURREAUX »

« NOS PROPRES BOURREAUX »

Quelques citations…

Michel David dans Le Soleil du 28-8-98 : "S’il fallait donner un
surnom à Stéphane Dion, il faudrait reprendre celui que son père a un jour inventé
pour désigner ceux qui rampent sur les pieds des puissants pour ne pas se faire écraser:
"Valet de chenil".

Une thèse intéressante sur les Québécois à Ottawa, Jean
Provencher, La grande peur d’Octobre 70, aux éditions de l’Aurore :

"Ainsi également, de Laurier à Saint-Laurent à Trudeau, chaque
fois que la majorité anglophone a fait à des Québécois l’insigne honneur de les
laisser régner à Ottawa, inévitablement le Québec a été appelé à en faire les
frais" -René Lévesque-

Dans son livre, Provencher explique le manque de sensibilité des
Québécois au pouvoir à Ottawa à partir d’une théorie qu’un universitaire avait
élaboré sur les élites "extérieures", c’est-à-dire celles des
politiciens et fonctionnaires qui s’en vont faire carrière à Ottawa :

"Il ne faut, au Québécois le plus "québécois" que 18
mois à Ottawa, coupé des siens, pour perdre pied et ne plus vivre au diapason de la
population. Ce Québécois déphasé se retrouve en plein pays étranger, avec des
problèmes qui ne sont pas les siens et avec des préoccupations qui sont généralement
à l’opposé de celles de sa population d’origine. Alors il se rebiffe à l’égard de ce
Québec qu’il ne comprend plus….

"Un bref regard sur l’histoire du Québec et du Canada nous montre
que cette constatation se vérifie et que les adversaires les plus acharnés des hommes
politiques québécois n’ont pas été des anglophones mais des Québécois expatriés
s’entêtant à imposer leurs vues à ceux qui vivent au Québec".

………………….

"Hélas, il aura fallu que quelques arrivistes, canadiens
français de surcroît, vendent pour un plat de lentilles (de votes) notre droit
d’aînesse en Amérique. Est-ce-que tout serait à recommencer à cause de quelques
magasiniers qui échangent, trafiquent, vendent 3 siècles d’histoire pour quelques heures
de pouvoir" – Félix Leclerc, 1986 –

Pierre Grandchamp http://pages.citenet.net/users/ctmx5332/

« Depuis 1763, nous n’avons plus d’Histoire, sinon celle, à
réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette
tâche leur est d’autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. »
(Léon Dion)

(Le 22 décembre 1999)