INTIMIDATION ET HARCÈLEMENT À L’ENDROIT D’UNE EMPLOYÉE DE L’OLF

NDLR à la veille de la Fête du Canada, le Premier Ministre canadien se porte à la
défense de l’anglicisation du Québec en appuyant ceux qui y pratiquent l’exclusion et
l’unilinguisme anglais. à sa façon, monsieur Jean Chrétien encourage l’érosion
culturelle et l’assimilation linguistique des francophones puisqu’il a accordé son appui
aux opposants suivants au respect de la langue française et des francophones. (Jean-Paul
Perreault, Impératif français)

Ci-joint un article en anglais du Ottawa Citizen : « We Will be back, language police
warn Shawville; Chretien supports fed-up anglophones in Quebec town » : http://www.ottawacitizen.com/national/990701/2556809.html

De plus, nous publions une traduction libre d’une autre nouvelle tirée du National
Post d’hier en page A4.

INTIMIDATION ET HARCèLEMENT à L’ENDROIT D’UNE EMPLOYéE DE L’OLF

« Police de la langue boutée hors de la ville par des habitants entêtés »
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« Commerçants irrités par une inspectrice du Québec photographiant leurs panneaux
en anglais »
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Shawville (Québec). Le maire et plusieurs commerçants qui ont bouté hors de leur ville
une inspectrice du Québec ont prévenu la Police de la langue du Québec qu’elle devait
s’attendre à une autre confrontation s’ils revenaient.

"Nous prenons position à ce moment-ci parce que je ne supporte plus qu’on me
culpabilise parce que je suis une Anglaise au Québec" de déclarer Lynn Wilson, la
copropriétaire du bureau H&R Block de cette ville de 1500 âmes à majorité
anglophone, située à 80 km au nord-ouest d’Ottawa.

"Venez et emmenez-moi — je m’en fiche, faites ce que vous avez à faire. Je ne
changerai pas."

Les lois sur l’affichage du Québec permettent les affiches bilingues pour autant que
le français soit prédominant. De nombreuses affiches au bureau de Mme Wilson sont en
anglais seulement, comme celles de nombreux autres commerces en ville.

Quand Louise Couvrette de l’Office de la langue française est arrivée en ville le 17
juin et a commencé à prendre des photos de la franchise de H&R Block, Mme Wilson
devint indignée et lui demanda de quitter les lieux.

"Personne ne devrait avoir à changer ses affiches s’il ne le veut pas, dit Mme
Wilson, nous servons nos clients comme il faut." Quand Mme Couvrette quitta, Mme
Wilson l’a suivi en voiture. Elle s’arrêta alors dans une cabine téléphonique pour
rassembler un détachement de commerçants ainsi que le maire Albert Armstrong. Alors
qu’elle prévenait les autres commerçants de la présence de Mme Couvrette, le frère de
Mme Wilson, Blake Pirie, propriétaire d’un poste d’essence jouxtant le bureau de H&R
Block et dont les affiches avaient également été photographiées, suivait à la trace,
au volant de son camion, Mme Couvrette.

"Elle s’est enfin arrêté et je lui ai parlé poliment (!!!) pour lui expliquer
que j’allais gâcher ma journée et la filer dans la ville jusqu’à ce qu’elle parte"
de dire M. Armstrong. "Je lui ai dit que l’on m’avait rapporté qu’elle portait
atteinte à la vie privé des gens et que j’allais la suivre et la photographier quand
elle-même photographierait autre chose. Si je faisais mon boulot comme il faut et que
quelqu’un voulait m’observer, il n’y aurait pas de raison de me sentir mal à
l’aise." ajouta-t-il.

Le convoi de plusieurs voitures suivit donc à la trace Mme Couvrette jusqu’à ce
qu’elle s’engage sur l’autoroute.

Mme Wilson et son frère avait reçu par huissier des avis leur signifiant qu’ils
avaient 30 jours pour enlever ou modifier leurs affiches. De nombreux autres commerces à
Shawville ont reçu des avis, des mises en demeure et des amendes pour infractions aux
lois sur l’affichage.

Un porte-parole à l’Office de la langue française à refuser de faire tout
commentaire tout en déclarant qu’une enquête était en cours.

Les membres du détachement de Shawville ignorent quelles seront les répercussions de
ce durcissement envers la police de la langue. "Les choses pourraient s’empirer ou
s’améliorer, dit Mme Wilson, attendons voir."

" (texte intégral traduit)

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi d’une part je pense qu’il faut saluer le
merveilleux travail que font les inspecteurs de l’OLF et qu’il faut sévir envers des gens
qui harcèlent ainsi des gens et cela, en outre, dans l’exercice de leur fonction.

P. Andries
pandries@iti.qc.ca

(Le 1er juillet 1999)