IMPÉRATIF FRANÇAIS RABROUE LE PREMIER MINISTRE DU CANADA

IMPéRATIF FRANçAIS RABROUE LE PREMIER MINISTRE DU CANADA

Impératif français condamne la promotion de l’illégalité que
fait le Premier Ministre du Canada, monsieur Jean Chrétien, en accordant publiquement son
appui inconditionnel aux illégaux de la région outaouaise de Pontiac qui refusent
d’afficher en français alors que la Charte québécoise de la langue française les
y oblige.

Impératif français dénonce également les manifestations
d’intolérance et de fanatisme dont sont trop souvent victimes la langue française
et les francophones dans cette région québécoise où le taux d’assimilation
linguistique des francophones atteint un niveau record de 11,88 %. « Il est urgent que
cessent ces pratiques d’intimidation et de harcèlement à l’endroit de ceux et
de celles qui réclament tout simplement le respect de leurs droits linguistiques
fondamentaux » de déclarer le président d’Impératif français, monsieur Jean-Paul
Perreault.

Impératif français tient aussi à rappeler au Premier Ministre du
Canada :

– qu’en 1988 la Cour suprême du Canada a indiqué clairement que
la « nette prédominance » est la méthode qui, selon elle, permet au législateur
québécois de réaliser son objectif d’assurer le «visage français du Québec»
tout en se conformant aux exigences des chartes canadienne et québécoise des droits et
libertés. (Jugement Ford, 1988)

– que, de son côté, l’avis émis le 31 mars 1993 par le Comité
des droits de l’homme de l’ONU reconnaît « que pour protéger les francophones
en position vulnérable au Canada » il soit nécessaire d’exiger que
l’affichage se fasse dans une langue donnée – notamment le français – sans pour
autant interdire ou obliger l’utilisation d’une autre langue…

– que, ce même avis de l’ONU stipule que « les citoyens
canadiens anglophones ne peuvent être considérés comme une minorité linguistique » au
Québec puisqu’ils constituent la vaste majorité canadienne…

La Fête du Canada aurait été une belle occasion pour le Premier
Ministre du Canada de se porter à la défense de la langue et de la culture minoritaires
au Canada. Il aura préféré appuyer les forces canadiennes du « English supremacy » !

(Le 2 juillet 1999)