FRANCOPHONIE DU TIERS MONDE ET MONDIALISATION

FRANCOPHONIE DU TIERS MONDE ET MONDIALISATION

En ces temps de grande difficulté pour la CôTE D’IVOIRE, dont la presse se fait
l’écho à propos des élections présidentielles, personne ne parle plus de l’inique
décision, prise par l’Europe institutionnelle, y compris le Parlement, d’admettre
n’importe quelle graisse dans la composition du chocolat. Cette mesure est un coup
sévère pour l’économie d’un pays francophone qui est l’un des grands producteurs de
cacao, mais qui est devenu l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu de 700
dollars américains par tête, et d’insolubles problèmes de santé publique,
d’analphabétisme, etc. Le tout pour le plus grand profit des multinationales
anglo-saxonnes. Il me semble que nous devrions avoir une pensée pour ce pays, et
réfléchir aux moyens de l’aider, notamment lorsqu’il est question de commerce
international, car c’est aussi grâce aux Africains que le français est une langue
mondiale.

Denis Griesmar
Denis.griesmar@wanadoo.fr

(Le 25 octobre 2000)