EXIGENCE DE LA CONNAISSANCE D’UNE AUTRE LANGUE

EXIGENCE DE LA CONNAISSANCE D’UNE AUTRE LANGUE

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français

L’exigence relative à la connaissance de l’anglais pour accéder à un emploi au
Québec constitue, dans bien des cas, une mesure discriminatoire et une mesure d’exclusion
à l’endroit de la majorité québécoise qui se voit ainsi brimée de son droit au
travail, car une part importante du marché québécois du travail leur est ainsi
interdite.

De surcroît, bien des Néo-Québécois à qui l’on répète, avec raison, que leur
intégration à la société d’accueil – le Québec – passe par l’apprentissage et la
maîtrise du français voient, par la suite, leurs efforts voués à l’échec à cause de
ces pratiques d’embauche de plus en plus répandues.

La recrudescence de l’exigence systématique de la connaissance de l’anglais pour
accéder au marché québécois du travail indique clairement un retour en force du
bilinguisme d’exclusion de même que du non-respect du droit au travail et du droit de
travailler en français. D’un côté, la société québécoise investit beaucoup pour
faire du français la langue de travail alors que, de l’autre, les quotidiens, reflet du
marché du travail, publient de pleines pages d’offres d’emploi exigeant la connaissance
de l’anglais ou présentant la connaissance de celle-ci comme un « atout » ! L’inverse
n’existe pratiquement pas ailleurs au Canada, notamment en Ontario.

Impératif français presse le gouvernement du Québec, les organisations syndicales,
les associations d’employeurs et les organismes de défense des droits de la personne de
conjuguer leurs efforts afin que cessent rapidement cette pratique sournoise de la part de
certains employeurs qui a pour effet de priver les Québécoises et les Québécois de
leur droit à vivre et à travailler en français.