DIX VOEUX, DIX RÉSOLUTIONS…

Pour diffusion
immédiate. Merci !

Impératif français invite la population d’ici et
d’ailleurs à faire siens les voeux et résolutions qui suivent :

DIX VOEUX, DIX RéSOLUTIONS…

DIX VOEUX…

1) Que le gouvernement canadien reconnaisse que le Canada est un pays
assimilateur et qu’il adopte, par conséquent, les mesures qui s’imposent pour
remédier à l’anglicisation galopante de la francophonie canadienne :

Les taux d’assimilation dans l’ensemble canadien et au Canada
hors Québec sont respectivement de 3,92 % et 36,25 %.

2) Que le Canada, pays membre de la Francophonie, ait une capitale où
la langue française possède un statut de langue officielle; que le siège du
gouvernement canadien soit installé dans une capitale où les francophones sont
respectés; que les Jeux de la Francophonie de 2001 se déroulent dans une capitale
où la langue française a un statut de langue officielle, et que les non-anglophones
vivant ou visitant le Canada hors Québec n’aient plus à mettre leur santé et leur
vie en péril faute d’établissements de santé de langue française :

Le gouvernement ontarien vient d’adopter une législation qui
confirme qu’Ottawa, la capitale canadienne, est une ville officiellement unilingue
anglaise !

Les francophones quittent la capitale canadienne. Le recensement
indique une baisse du nombre de citoyens de langue maternelle et d’usage française,
le taux d’assimilation linguistique des francophones y étant à la hausse – de 27,1%
en 1991, il est passé à 29,5 % en 1996.

Le gouvernement ontarien vient d’en appeler de la décision de la
Cour de l’Ontario qui annulait ses directives de fermer le seul hôpital entièrement
francophone à l’ouest du Québec, l’Hôpital Montfort.

3) Que les politiques et pratiques linguistiques canadiennes favorisent
le renforcement du français au lieu d’encourager la progression de
l’anglicisation du Canada :

Tous les cinq ans, le nombre de Canadiens ne maîtrisant qu’une seule langue
officielle, l’anglais, fait des gains de plus d’un million de citoyens. Patrimoine
canadien
verse au-delà de deux millions dedollars chaque année à des organismes
canadiens établis au Québec pour promouvoir la langue assimilatrice, la langue qui
domine partout au Canada et en Amérique du Nord, la langue anglaise.

4) Que les Canadiens anglais reconnaissent la diversité linguistique
et culturelle et cessent de pratiquer un unilinguisme d’exclusion :

Plus de trente ans après l’adoption de la Loi canadienne sur
les langues officielles
, au-delà 91 % des anglophones ignorent toujours l’autre
langue officielle, la langue française. Dans la fonction publique fédérale, la langue
de travail quasi exclusive demeure l’anglais.

5) Que les compagnies canadiennes abandonnent leurs pratiques
discriminatoires « deux poids, deux mesures » :

Des firmes canadiennes s’entêtent à offrir un service bilingue
au Québec, mais unilingue anglais à l’extérieur du Québec.

6) Que les gouvernements du Canada, des provinces et des territoires
anglophones cessent leurs pratiques de « déstabilisation » à l’égard des
institutions vitales à la francophonie canadienne en les menaçant, entre autres, de
fermeture, de restructuration, etc :

Il ne se passe pas de mois sans que les médias rendent publiques
d’autres mesures affaiblissant les institutions de langue française.

7) Que l’on prenne les dispositions nécessaires pour que le
français devienne la langue commune des Québécois et que Montréal cesse d’être
la deuxième plus grande ville française… de langue anglaise (!) au monde :

Certains démographes affirment que si les tendances se poursuivent,
Montréal pourrait devenir majoritairement non francophone au cours des prochaines
décennies. La bilinguisation de la seule métropole francophone du Québec ne peut
qu’affaiblir le français au Canada.

8) Que le Gouvernement du Québec adopte des lois et des politiques
linguistiques et, si nécessaire, recoure à la clause nonobstant pour que, au moins sur
son territoire, la langue française et la culture d’expression française et les
institutions qui leur sont essentielles jouissent de l’encadrement essentiel à leur
rayonnement :

Les jugements de la Cour suprême du Canada et, tout récemment, de la
Cour du Québec sont des exemples clairs du genre de pilonnage dont la législation
linguistique du Québec est souvent l’objet.

9) Que le gouvernement du seul état majoritairement francophone en
Amérique du Nord, le Québec, prenne les mesures nécessaires pour garantir que son
autorité et ses compétences ne seront pas dénaturées, bafouées ou banalisées par des
décisions émanant d’autres gouvernements :

Le projet de loi fédéral sur la « clarté » qui menace, entre
autres, le Québec de démembrement…

10) Que les institutions internationales reconnaissent à la langue
française la place et l’importance qui lui reviennent de plein droit :

Certaines institutions à vocation internationale (ONU, CIO, Commission
européenne, etc.) banalisent le rôle et le statut la langue française, notamment en
n’attribuant pas à celle-ci la place qui lui revient dans leurs propres
communications.

DIX RéSOLUTIONS…

Comme citoyen, travailleur, contribuable, client, usager…

1) J’utiliserai pleinement mon droit de parole, ma liberté
d’expression. Je ne resterai pas silencieux devant les situations où la langue
française et les institutions qui lui sont essentielles sont menacées.

2) Je dénoncerai haut et fort les nombreuses situations où la langue
française est absente, banalisée ou abaissée.

3) Je m’opposerai à l’anglicisation de la langue française.

4) J’exercerai tous mes devoirs linguistiques et je ferai
respecter mes droits linguistiques.

5) J’encouragerai la production et la diffusion culturelles en
langue française.

6) Je porterai une attention particulière à la place du français
dans les nouvelles technologies.

7) J’exigerai des élus qu’ils adoptent des politiques et des
programmes linguistiques capables d’assurer l’essor et le rayonnement de la
langue française et de la culture d’expression française.

Comme Québécois…

8) En plus, je contribuerai pleinement à faire du français la langue
commune et la langue d’usage public au Québec en exigeant, notamment, que
l’accueil et le service se fassent partout en français. Je parlerai français en
tout temps afin d’encourager les nouveaux arrivants à faire de même.

Comme citoyen de la Francophonie internationale…

9) Je prendrai tous les moyens à ma disposition pour rappeler
opportunément, s’il y a lieu, aux instances internationales qui l’auraient
oublié que la langue française est l’une des langues les plus efficaces et les plus
prestigieuses de la planète et que les centaines de millions de gens qui la parlent
méritent le plus grand respect institutionnel!

Bref…

10) Je serai un fier ambassadeur, ici et ailleurs, de la langue
française et des cultures d’expression française. Je participerai pleinement à la
volonté, à la force, au mouvement « Impératif français »…

Nous souhaitons à tous les francophones et francophiles, d’ici et
d’ailleurs, une Bonne Année… de francisation.

Le président,

Jean-Paul Perreault
Tél. : (819) 684-7119
Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org
Site : http://www.imperatif-francais.org

IMPéRATIF FRANçAIS

VINGT-CINQ ANS à BâTIR L’AVENIR