DISCRIMINATION CANADIENNE À L’ENDROIT DES FRANCOPHONES

DISCRIMINATION CANADIENNE à L’ENDROIT DES FRANCOPHONES

Manon Cornellier, journaliste, écrit dans LE DEVOIR du samedi 13
novembre 1999 :« Parler couramment le français ne semble pas suffisant pour immigrer
dans une province canadienne autre que le Québec. Omar Mahrez en a fait l’expérience,
tout comme d’autres Marocains francophones qui se sont fait refuser le droit de s’établir
à Saint-Boniface ou à Ottawa. Une des principales raisons invoquées pour le rejet de
leur demande : leur faible connaissance de l’anglais.»

« Omar Mahrez, 36 ans, est un de ceux qui se sont fait dire qu’ils ne
parlaient pas suffisamment l’anglais pour s’établir à Ottawa. Il avait pourtant une
formation universitaire, un emploi au Maroc, les fonds nécessaires pour assurer sa
subsistance à l’arrivée, l’âge souhaité, et il parlait le français sans fausse note.
On lui a dit non. »

«Quand on a cherché à savoir pourquoi la réponse était négative,
on nous a dit que le niveau de connaissance de la langue anglaise était insuffisant»,
raconte-t-il, encore furieux au souvenir d’une entrevue qui lui a paru un interrogatoire
teinté de préjugés. »

L’article du Devoir rapporte plusieurs autres cas semblables : http://www.ledevoir.com/ott/1999c/imm131199.html

à la fin de son article, madame Cornellier ajoute : « Un rapport
commandé par le gouvernement fédéral suggérait l’an dernier de rendre obligatoire la
connaissance d’une des deux langues officielles pour pouvoir immigrer au Canada. Le tollé
avait été immédiat au sein des communautés ethniques et de la députation libérale.
L’opposition avait été telle que la ministre de l’époque, Lucienne Robillard, a
annoncé que la nouvelle loi qui doit être déposée d’ici le printemps ne tiendrait pas
compte de cette recommandation. »

« Dans les faits, cependant, il semble que certains agents en font, de
façon détournée, une obligation…»

(Le 13 novembre 1999)

(Cet article nous a été transmis par notre correspondant Daniel A.
Duclos d.duclos@sympatico.ca)