DEUX EMPLOYÉS DE LA STCUM MENACÉS DE CONGÉDIEMENT

DEUX EMPLOYéS DE LA STCUM MENACéS DE CONGéDIEMENT

Les médias et groupes de pressions anglophones ayant déjà entamé des
démarches auprès de leur employeur et de leur syndicat.

NDLR – Le droit
de travailler en français serait menacé au Québec !

«Les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en
français.» (Article 4, Charte de la langue française)

Pour ceux et celles qui voudraient intervenir en faveur du droit
de travailler en français au Québec, nous publions les coordonnées de la
STCUM et du Syndicat des chauffeurs d’autobus que nous vous recommandons
fortement d’utiliser :

Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal
M. Jacques Fortin, directeur général
800, rue de La Gauchetière Ouest
Case postale 2000
Montréal (Québec) H5A 1J6
Téléphone : (514) 280-5150
Télécopieur : (514) 280-5193
Courriel : commentaires@stcum.qc.ca

Syndicat des chauffeurs d’autobus
SCFP – Section locale 1983
M. Serge Lavoie, président
4274, rue Papineau, bureau 200
Montréal, Québec, H2H 1S9
Cellulaire : (514) 984-6627
Télécopieur : (514) 527-8597
Courriel : scfp1983@videotron.net

Impératif français,

Permettez que je vole un peu de votre temps pour vous faire
part d’un problème grave qui me touche personnellement, ainsi qu’un proche
ami à moi. Tous les deux, nous cumulons plusieurs années de service à la
STCUM, tout d’abord comme chauffeurs d’autobus puis, maintenant, comme
changeurs (vendeurs de titres de transport) dans le métro de Montréal.

Tout allait à peu près correctement avec notre employeur,
jusqu’au jour où nous avons décidé de devenir plus limpides avec
nous-mêmes et avec notre clientèle anglophone. Après plusieurs années de
luttes pour faire respecter notre droit de parler français auprès de celle-ci,
et elle si habituée par nos confrères et consoeurs de travail à se faire
servir dans sa langue, nous avons cru nécessaire de produire une affiche (dont
je vous envoie copie) faisant clairement état de notre droit dans une langue qu’elle
serait en mesure de comprendre. En parallèle, nous avons aussi entamé, auprès
de nos confrè res et consoeurs de travail, une large entreprise de diffusion de
notre affiche accompagnée d’un texte explicatif (dont je vous envoie aussi
copie) visant à les sensibiliser à l’absurdité de la situation. De jour en
jour, nous avons pu en constater avec grand plaisir les nombreux effets
pédagogiques et pacificateurs sur notre clientèle mieux informée et
conséquemment moins rébarbative. Aussi, nous avons été récompensés par le
plaisir de voir naître dans le regard de nombre de nos confrères et consoeurs,
un espoir qui avait dû, depuis déjà longtemps, céder à l’usure de la
vague anglaise.

Voilà qui est bien me direz-vous, et que même tout semble
prendre du mieux dans le meilleur des mondes. Et bien, voilà que non ! Car ce
qui intéresse notre employeur ce ne sont pas les fins heureuses, mais bien que
tout le monde soit beau et que tout le monde soit gentil. Qu’un des droits les
plus fondamentaux de leurs employé s soit respecté ?… Baliverne! Bill
Johnson, Howard Galganov et compagnie se partagent toutes leurs attentions et
toutes leurs envies qu’ils ont de plaire.

Cela étant, ils se sont donc mis à nous faire une sale
petite guerre au nom de leurs petits amis qui pourraient se fâcher en ne
prenant plus un transport en commun trop francisé qui menace une sensibilité
anglaise à fleur de peau et ne l’oublions pas… leur sécurité. Nous voilà
donc maintenant menacés par notre employeur d’un ordre croissant de
sanctions, qui, si nous ne voulons pas entendre raison, pourrait mener jusqu’au
congédiement. Reconnaissant eux-mêmes notre droit inaliénable de ne parler,
à notre travail, que le français, qu’ont à nous opposer ces puissants
dirigeants pour enfin nous mettre au pas ? Cette arme secrète et redoutable que
nul ne doit défier qu’au risque des pires sanctions imaginables serait un
règlement maison interdisant à tout employé d’afficher quoi que ce soit sur
le lieu de son travail. D’un côté de la balance, une des lois fondamentales
de notre nation et de l’autre, un obscur règlement maison nous faisant
basculer encore dans une aliénation dont il semble si difficile à notre nation
de se défaire.

Maintenant que vous connaissez un peu mieux notre situation,
nous nous demandons s ’il nous serait possible de compter sur votre appui,
dans la mesure, bien sûr, de votre disponibilité. Déjà, la SSJB nous a
prêté main-forte de diverses façons dont la possibilité de nous faire
entendre dans le cadre des états généraux sur la langue française n’est
pas la moindre. D’autre part, ayant été informés que les médias et groupes
de pressions anglophones ont déjà entamé des démarches auprès de notre
employeur et de notre syndicat, toute action semblable, de votre part, visant à
faire contrepoids à leurs menaces, serait un gage précieux dans le combat qui
nous attend. Vous savoir à nos côtés durant cette lutte qui pour nous s’annonce
difficile contribuera, nous en sommes sûrs, à insuffler à celle-ci une
vigueur et un espoir dont elle a grandement besoin.

Amicalement vôtre,

Robert Choquette
nelligan29@sympatico.ca
http://vivre-en-francais.citeweb.net/


Français

En toute conformité avec la loi 101 (art.4 & art.45), l’employé
occupant ce poste n’est pas tenu de parler une langue autre que le
français.


Deutsch

In aller Übereinstimmung mit Gesetz 101 (art.4 u. art.45), wird der
Angestellte, der diese Station besetzt, angehalten, um keine Sprache
anders als Franzosen zu sprechen.

English

In all conformity with law 101 (art.4 & art.45), the employee
occupying this station is not held to speak any language other than
French.


Español

Según la ley 101 (art.4 & art.45), en toda conformidad, el
empleado ocupando este puesto de trabajo, no puede estar obligado a hablar
otro idioma que el Francés.

Italiano

Conformemente alle disposizioni di legge (legge 101, art.4 &
art.45), l’impiegato che occupa questo posto non è tenuto di parlare
altra lingua que il francese.