DES EXCUSES QUI AJOUTENT À L’INJURE

DES EXCUSES QUI AJOUTENT à L’INJURE

Le 21 décembre 1998 – Après avoir distribué à tous les foyers de sa circonscription
électorale son nouveau calendrier 1999 dans lequel il offre, en compagnie du Premier
ministre du Canada, ses «meilleurs voeux» pour toutes les fêtes… sauf la Saint-Jean
et la Fête nationale du Québec, le responsable de l’application de la Loi sur les
langues officielles et Président du Conseil du trésor, monsieur Marcel Massé, a émis
une lettre (LeDroit, 19 décembre) dans laquelle il donne l’impression de s’excuser
publiquement d’avoir « omis de signaler la Fête de la Saint-Jean » dans « le
calendrier de Noël de la Chambre des communes » et « assure chacun d’entre nous que
l’édition de l’an prochain redonnera toute sa place à la fête de tous les Canadiens
français ». Bravo pour la Saint-Jean-Baptiste ! Sauf que…

Le Président du Conseil du Trésor, monsieur Massé, député de Hull-Aylmer, dit
être « stupéfait » et « désolé » parlant d’une « malencontreuse erreur technique
qui se serait glissée au moment de la révision… » Erreur technique ! Vraiment ? Sauf
que…

Sauf que… sa lettre confirme que le député de Hull-Aylmer, monsieur Marcel Massé,
serait un champion des omissions répétées et des exclusions de toute sorte. En effet,
tout comme son calendrier, ses excuses « omettent » et excluent une autre fois la Fête
nationale du Québec ! Il renchérit.

Le député signale spécialement, dans son calendrier 1999, la Fête civile de
l’Ontario (1er août), la Fête nationale des Acadiens (15 août)… mais pas la
Saint-Jean et la Fête nationale du Québec. Il cherche à diviser, à isoler : sa lettre
« d’excuses » confirme clairement son intention initiale de rayer systématiquement du
calendrier de la Chambre des communes la fête annuelle des Québécois. Ceux qui avaient
des doutes sur les motifs de son « oubli » n’en auront plus cette fois-ci.

C’est à titre de président de l’Organisation des grandes festivités nationales de la
St-Jean et de la Fête nationale du Québec, en Outaouais, que je déplore les trop
fréquentes omissions de monsieur Massé. Les excuses de monsieur Massé n’en sont pas.
Elles ajoutent à l’injure.

Jean-Paul Perreault, président
L’Outaouais en fête : la Fête nationale du Québec

P.-S. Surtout n’hésitez pas à faire parvenir vos commentaires à :

L’honorable Marcel Massé
Masse.M@parl.gc.ca

Le très honorable Jean Chrétien
Chretien.J@parl.gc.ca

Et une copie conforme à :
Imperatif@imperatif-francais.org