COUR SUPRÊME FRANÇAISE

COUR SUPRêME FRANçAISE

«Moment historique, les juges de la Cour suprême du Canada adoptent
le français comme langue de travail.» J’ATTENDS CONFIRMATION DE LA NOUVELLE bientôt
dans Le Devoir. Elle viendra sûrement. Ce n’est qu’une formalité (ou normalité) puisque
désormais 6 juges sur 9, lisait-on, proviennent du Québec et que 5 de ces personnages
sont francophones de souche.

Nul doute qu’une majorité aussi claire d’honorables francophones saura
imposer sa langue lors des séances communes de travail, soumettant les juges anglophones
minoritaires à la traduction. Vaincu le complexe du colonisé! L’exemple du respect de
soi, passant par le respect de sa langue, viendra du plus haut aréopage canadien.
Désormais, de peur d’être mal jugé, aucun des nôtres réunis en groupe, hommes de
robe, femmes d’affaires et autres, n’osera plus renier servilement le français en
présence d’un ou deux anglophones.

M’illusionné-je suprêmement?

Rodrigue Larose

(Texte remis par le Mouvement estrien pour le français le 20
janvier 2000)