COUPURES DE PRESSE

Le Droit, Ottawa, mercredi 7 juillet 1999 :

Le rayonnement du français dans le monde est en régression, mais les Français ne
s’en rendent pas compte.

Huguette YOUNG
Presse Canadienne

Selon l’auteure acadienne Antonine Maillet, la France doit jouer un rôle de chef de
file pour assurer l’épanouissement de la langue française à travers le monde.

Les Français ne voient pas poindre le danger de l’envahissement de la langue anglaise,
a-t-elle toutefois expliqueé à quelques journalistes hier en marge de la cérémonie de
l’Ordre de la Pléiade.

« Les Français ne sont pas conscients du danger, de l’érosion qui se fait de la
langue française. On ne se rend pas compte que l’anglais est en train d’envahir le
français à un rythme dangereux. »

« Alors à ce moment-là, si les Français ne se font pas les chefs de file de la
conservation, de l’épanouissement d’une culture qui est millénaire, si eux ne le font
pas, ça va être nous, à la périphérie, qui devrons le faire et ça sera moins fort
parce qu’on a besoin du noyau qu’est la France. »

Selon Mme Maillet, la Francophonie est à un « point tournant ». « Elle doit
absolument s’affirmer désormais, sinon elle va perdre du terrain et la Francophonie ne
peut pas se le permettre. »

[…]

C’est en France « où on est le moins conscient de l’importance de la Francophonie »,
a fait valoir Mme Maillet au cours d’un point de presse.

Il faut rester « vigilant » acquiesce le président de l’Assemblée nationale de la
France, Laurent Fabius, mais les Français se sentent beaucoup moins menacés qu’ailleurs
parce que le « français est parlé par tout le monde ».

[ah ? même les employés de grandes multinationales ?] […, toujours Fabius]

« Il faut que nos outils de diffusion soient renforcés, il faut que l’on dispose des
moyens financiers nécessaires et puis il faut que la Francophonie sache s’affirmer
partout et en particulier dans les technologies du futur », a ajouté M. Fabius.

—–
Dans une autre dépêche :

La démocratie est un maillon faible dans la Francophonie

Trop «méconnue» et « ignorée », la Francophonie n’a pas encore réussi à imposer
ses projets et ses idéaux démocratiques

Huguette YOUNG
Presse Canadienne

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C’est le bilan qu’a dressé, hier, le secrétaire général de la Francophonie, Boutros
Boutros-Ghali, à l’occasion de la remise des insignes de la Pléiade.

[…]

M. Boutros-Ghali a sollicité l’aide de l’AFP pour faire triompher la démocratie dans
les états membre de la Francophonie.

(M. Boutros-Ghali fait alors mention aux atteintes à la démocraties au Rouanda et en
Haïti).