C’EST ARCHI-COCO !

Lettre ouverte

C’EST ARCHI-COCO !

Dans une lettre publiée dans LeDroit du 30 mars dernier, monsieur Don
(Donald) Boudria accepte d’être honoré par notre mouvement de défense et de
promotion de la langue française et des cultures d’expression française.

Impératif français ne lui a pas décerné cette année le Prix
Citron, mais le Prix Coco, remis pour souligner certaines déclarations ou comportements
incompréhensibles à l’endroit de la langue française, de la francophonie et de ses
institutions.

Il est clair dans notre communiqué émis pour la circonstance que le
Prix Coco lui a été accordé pour souligner son travail acharné « pour angliciser
les Jeux de la Francophonie de 2001

Dans une lettre du 15 décembre 1999 émanant de son bureau politique,
portant son nom, largement diffusée par l’agence de presse Canada News Wire
et reprise par plusieurs médias, il affirme au sujet des Jeux de la Francophonie
qu’il favorise « l’utilisation de la langue anglaise dans tous les services
et les communications au public

Le Devoir, LeDroit et l’Acadie nouvelle rapportent pour leur part
que M. Boudria a tenu à rappeler que « c’est le Canada qui dispose de la
franchise des Jeux de la Francophonie et que son gouvernement compte se soumettre à la
Loi sur les langues officielles fédérale

Il aura fallu que la Conférence des ministres de la Jeunesse et des
Sports des pays d’expression française
(CONFEJES) intervienne pour tenter de
faire comprendre le bon sens à M. Boudria et au gouvernement canadien à savoir que sa
Loi sur les langues officielles ne s’applique pas aux institutions internationales.
Néanmoins, seul l’avenir nous dira s’ils ont compris. à suivre !

Afin de ralentir les ardeurs anglicisantes du ministre Boudria, le
CONFEJES a dû intervenir pour décréter entre autres que « le français est la
langue officielle des Jeux de la Francophonie; que les Jeux de la Francophonie se
dérouleront «essentiellement» en français, dans le respect de l’esprit et des
traditions des Jeux de la Francophonie; que le français a un rôle et une visibilité de
première importance dans l’organisation, le déroulement, les annonces et
l’environnement visuel des Jeux et des activités qui y sont reliées; que le
français est la langue de communication entre le Comité international des Jeux et les
pays et gouvernements participants aux Jeux…
»

Le CONFEJES est clair : «Le comité national des Jeux aura la
responsabilité de la mise en oeuvre des principes édictés.
» Les francophones
d’ici et d’ailleurs devront de leur côté rester vigilants quant au respect de
ces principes.

La diversion… Le ministre Boudria voit dans le Prix Coco décerné
par Impératif français un geste de mépris à l’endroit des « francophones
hors Québec
»! Depuis quand défendre le français et la francophonie est-il un
geste de mépris à l’endroit des francophones du Canada ? De plus, comment dès lors
explique-t-il qu’Impératif français remettait la même journée son Prix
d’excellence Lyse-Daniels au sénateur acadien Jean-Maurice Simard pour son rapport
«De la coupe aux lèvres; un coup de coeur se fait attendre» que nous lui
recommandons fortement de lire et relire puisqu’il condamne entre autres le sort peu
enviable que le gouvernement canadien fait subir à la langue française, aux communautés
francophones et acadienne et à leurs institutions. Nous lui rappelons aussi que, entre
autres, SOS Montfort, la Revue Liaison ont dans le passé reçu le Prix d’excellence
Lyse-Daniels d’Impératif français.

Vouloir angliciser les Jeux de la Francophonie; vouloir imposer à un
événement international une loi d’application canadienne, laquelle d’ailleurs
n’est même pas respectée par les institutions fédérales canadiennes où elle est
censée s’appliquer, c’est COCO ! C’est archi-COCO ! De surcroît, les Jeux
de la Francophonie se dérouleront en bonne partie dans une capitale canadienne où le
français n’est même pas reconnu comme langue officielle! Le ministre responsable
des Jeux de la Francophonie et leader du gouvernement à la Chambre des communes devrait
s’en soucier davantage plutôt que de s’en prendre à Impératif français
et de diviser les francophones du pays.

La francophonie canadienne y gagnerait…

Jean-Paul Perreault, président
Mouvement Impératif français
Recherche et communications