CANADIANS AGAINST BILINGUALISM INJUSTICE (OU CABI)

DE MêME ACABIT QUE L’APEC

CANADIANS AGAINST BILINGUALISM INJUSTICE (OU CABI)

Plusieurs organismes canadiens s’opposent à l’existence de
législations et de règlements gouvernementaux reconnaissant à la langue française un
statut officiel au sein des institutions fédérales : l’APEC, le Parti réformiste,
etc.

L’Association for the Preservation of English in Canada,
mieux connue sous le nom de APEC, annonce dans son dernier bulletin de mars 2000, Bilingualism
Watch
, qu’elle modifiera sa raison sociale pour devenir Canadians Against
Bilingualism Injustice
(CABI).

La langue anglaise et la culture anglo-saxonne n’ont jamais été
menacées de disparition au Canada, ni en Amérique, ni ailleurs dans le monde. C’est
plutôt le contraire ! Il était évident que cette raison sociale, APEC, cachait
difficilement les intentions véritables de cet organisme. Le changement
d’appellation vient rendre plus flagrantes les véritables visées de
l’organisme qui est en pleine campagne de recrutement afin de devenir, dit-il, un
porte parole important du peuple canadien !

Le nouveau logo de l’organisme représenté par une feuille
d’érable stylisée au centre de laquelle se trouve une balance prétend indiquer
ainsi, à sa façon, la nécessité d’appuyer les forces d’anglicisation qui
sont pourtant déjà galopantes au Canada.

La mission de CABI, Canadians Against Bilingualism Injustice,
est de s’opposer à la reconnaissance d’un statut officiel à la langue
française au sein, entre autres, des institutions gouvernementales canadiennes. CABI
s’oppose donc au bilinguisme officiel parce qu’il y voit une injustice pour les
anglophones. Selon son président, Ron Leitch, la Loi canadienne sur les langues
officielles est « source de division et nuisible à l’unité canadienne.»

Tant au Québec qu’ailleurs au Canada, Canadians Against
Bilinguism Injustice
dénonce toutes les situations où l’anglais ne jouit pas de
la suprématie que lui accorderait le libre choix absolu.

Cette mentalité suprémaciste d’exclusion du français, incarnée
entre autres par des organismes au profil du CABI, est beaucoup plus largement répandue
que certains peuvent l’imaginer. Tout récemment, elle se manifestait à plusieurs
endroits et de différentes façons, toutes aussi odieuses l’une que l’autre :
projet de fermeture de l’hôpital Montfort; refus de reconnaître un statut officiel
à la langue française à l’hôtel de ville de la Capitale fédérale; refus des
câblodistributeurs des régions majoritairement anglophones, appuyés par le CRTC, de
diffuser prioritairement en mode analogique les stations spécialisées canadiennes de
langue française avant les stations étrangères étatsuniennes; etc.

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

Site : http://www.imperatif-francais.org
Courriel : Imperatif@imperatif-francais.org

P.-S. Les nouvelles adresses Internet et électronique du CABI seront
les suivantes. Elles devraient entrer en service d’ici quelques semaines selon le Bilingualism
Watch
.
Site : http://www.bilingualism.ca
Courriel : cabi@bilingualism.ca

Le 4 mai 2000