AIR NOVA

AIR NOVA
http://www.airnova.ca/
Le service en français s’est joliment (!!) dégradé

Depuis qu’Air Nova, filiale d’Air Canada, a acheté Air
Alliance (dont le siège social était à Québec, donc en milieu
essentiellement francophone), le service en français s’est joliment (!!)
dégradé, et même quand la ville de Québec fait partie d’un segment de vol…

Sur Air Canada aussi, il arrive à l’occasion qu’un avion à
destination
ou en provenance de Québec ou de Montréal ne permette pas de s’exprimer en
français. Il est inadmissible sur ces avions que tout le personnel ne soit
pas bilingue. Pourtant sur l’Asie, le personnel parle les langues des
escales, et l’on nous dit que c’est le marché qui le réclame. Serait-ce que
les francophones québécois baissent trop facilement les bras ? Comme je
l’ai déjà mentionné dans ce forum, un Chinois assis à côté de moi avait
servi une leçon au personnel quand on s’est adressé à lui en anglais sur un
vol Hong Kong-Vancouver en mars 2000… Il a répondu [en français, et d’un
air agacé] : « Je ne parle pas anglais »… La « waitrice » avait été
interloquée, parce qu’il était en train de lire un journal en chinois…
Voir les archives d’AVGQC pour toute l’anecdote et l’explication de
l’histoire de cet homme remarquable, d’origine sino-japonaise, mais
habitant Longueuil.

On est presque revenu sur Air Canada au temps du Canadien national
de ma
jeunesse, où, à 14 ans, de retour en solitaire de chez un grand-oncle qui
vivait à London en Ontario, je m’étais fait considérer comme un Martien en
prenant le train de Montréal à Lévis, alors que je m’adressais en français
au personnel (cela fait 35 ans, pour ceux qui ne savent pas mon âge)…
[mon grand-père maternel, 50 ans auparavant, s’était quant à lui fait
expulser d’un train en Abitibi, au milieu de nulle part, parce qu’il
refusait de parler anglais au conducteur — voir le film Gandhi, qui se
passe à la même époque, où le futur Mahatma se fait expulser de la même
manière d’un train en Afrique du Sud parce que, même avec un billet de
première classe en bonne et due forme, il n’avait pas le droit d’être en
première classe parce qu’il n’était pas blanc].

Alain LaBonté
Charlesbourg
Alb@iquebec.com

(Extrait du groupe de discussion Avant-garde Québec le 11 octobre 2000)