AIR FRANCE – LES RÉACTIONS NE SE FONT PAS ATTENDRE

AIR FRANCE
Les réactions ne se font pas attendre.

Monsieur,

Votre mail relatif à l’emploi de l’anglais comme langue unique entre les
pilotes et les aiguilleurs du ciel de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle
a retenu toute mon attention.

Je suis comme vous tout à fait défavorable à cette mesure, qui vient
apporter une nouvelle atteinte à la langue française.

C’est pourquoi je saisis de la question Monsieur Jean-Cyril SPINETTA, PDG
de la compagnie Air France.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments très
distingués.

Jean-Guy BRANGER
jg.branger@senat.fr

Cher M. Perreault, suivant votre suggestion j’ai envoyé un court texte à
environ 123 sénateurs et autres personnages du Gouvernement français. Je
reçois aujourd’hui cette réponse d’un Sénateur… qui en dit long sur le
laxisme de nos «cousins»!

Yves Courville
yvesarts@colba.net

Cher Monsieur,

Je suis un farouche partisan de la francophonie et j’ai toujours défendu
la pratique du français dans tous les postes que j’ai occupé.

Par contre, pour un problème de sécurité, je défends la position d’Air
France : tous les pilotes doivent pouvoir se comprendre et je pense que
malheureusement, un bon nombre de pilotes ne parlent pas correctement le
français. Il ne faut pas voir, même si l anglais domine largement, et vous
en savez quelque chose dans votre belle province, des tentatives
hégémoniques. Simplement, la différence entre une langue utopiquement
universelle car parlée par tous et une langue qui se limite à un cadre
quelconque.

Je pense que la défense de notre langue commune ne doit pas passer par là.
Je suis donc désolé de ne pas pouvoir donner une réponse dans le sens que
vous souhaitez.

Je vous assure de mon sympathique souvenir.

Jacques Pelletier
j.pelletier@senat.fr

(Le 7 avril 2000)