Plainte logée auprès du Commissariat aux langues officielles

Embauche de réviseurs et de rédacteurs de langue française ou bilingues au Gouvernement du Canada

SOUS TOUTES RÉSERVES.

Le recrutement de réviseurs et de rédacteurs de langue française ou bilingues au Gouvernement du Canada ne favorise pas l’embauche de francophones. Pour ne mentionner qu’un point préjudiciable, la plupart des agences privées de placement exigent bien souvent, au-delà de documents officiels de référence déjà soumis en français, leur traduction en anglais. Mon expérience à cet égard me porte personnellement à croire que cette exigence tient au fait que les gestionnaires fédéraux à la recherche de candidats francophones ou bilingues ne connaissent pas suffisamment le français pour évaluer les qualifications et l’expérience de telles ressources. Aussi, ai-je récemment senti le besoin de poser d’emblée la question suivante à une agente de recrutement du secteur privé : « Please tell me if you usually request a French curriculum vitae from English speaking editors you invite to apply for English [or bilingual, aurais-je pu ajouter] editor jobs. » Je n’ai guère reçu de réponse à cette question jusqu’à maintenant!

André La Rose, B. A., B. PÉD.
Conseiller en édition et professeur de français langue seconde
Le coauteur de la biographie Jean Despréz (1906-1965). Une femme de tête, de courage et de cœur

3 commentaires

  1. Ne serait-ce pas plus plaisant si les commentaires étaient positifs plutôt qu’éternellement négatifs. Si je me rappelle, on attire davantage de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre.

    • SOUS TOUTES RÉSERVES.

      M. Denis Boucher,

      Dans le cas qui nous occupe, il serait certes « plus plaisant », comme vous le dites, de faire des commentaires positifs (« plutôt qu’éternellement négatifs »). Mais force est de constater que le recrutement de réviseurs et de rédacteurs francophones bilingues ou non au sein du Gouvernement du Canada ne favorise guère l’embauche de francophones. Voire leur cause un préjudice comparativement aux candidatures anglophones bilingues ou non.

      Et si vous acceptez que le Gouvernement du Canada se borne à attirer davantage les mouches avec du miel, vous posez implicitement le principe qu’une de ces pratiques d’embauche peut être, ne serait-ce que par abstention, privilégiée.

      Telle est ainsi la base de mon assertion susmentionnée. Pour ne mentionner qu’un point préjudiciable, la plupart des organismes et ministères fédéraux et les agences de placement qu’ils utilisent exigent bien souvent, au-delà de documents officiels de référence déjà soumis en français, leur traduction en anglais. Mon expérience à cet égard me porte personnellement à croire que cette exigence tient au fait que les gestionnaires fédéraux à la recherche de candidats francophones ou bilingues ne connaissent pas suffisamment le français pour évaluer les qualifications et l’expérience de telles ressources.

  2. Merci pour cette plainte.

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