Nos médias mis en accusation

Lettre ouverte : ANGLICISATION ET DÉSACCULTURATION MASSIVES ET SYSTÉMATIQUES DEPUIS 250 ANS!!!

Dans tous les lieux publics au Québec, on n’entend que des chansons anglaises! Cela est vrai de tous les établissements : St-Hubert (Orford, complexe Desjardins, Gatineau); chaînes Starbucks, Café Dépôt, Walmart, Cinéplex, centres commerciaux; seule exception : terminus Voyageur à Montréal.

Si on réclame de nous mettre des chansons françaises, on nous regarde comme si on était des martiens : Qu’est-ce que ça peut bien être ça, des chansons françaises?? Tout le monde se contente de ce qu’on entend partout! Qui sont ces mécontents? ces emmerdeurs? ces empêcheurs d’être heureux en anglais? ces attardés? ces bizarres?

On nous répond que c’est un CD imposé par la maison-mère de Toronto, que c’est la même musique dans les succursales, que c’est une chaîne de streaming, une playlist préétablie, qu’il y en a du français dans la playlist (on dirait que les 65 p. cent de français supposément imposés par le CRTC canadien passent la nuit…); que ça vient du satellite; en somme, que ça vient du ciel, du bon dieu lui-même, et que personne ne peut rien y changer!!!

Même la plupart des postes de radio français diffusent principalement de l’anglais!

Ici-Musique nous impose le jazz 365 jours sur 365 depuis dix ans de 17 h 30 à 20 h, même la veille de Noël et du jour de l’An!!! Si c’est pas se foutre carrément des Canadiens français!! Et Saucier nous passe « nos plus beaux souvenirs musicaux », en fait les succès américains des années 40 à 60 en fin d’après-midi chaque dimanche. Brathwaite nous passe le plus de musique anglaise possible à Belle et Bum tandis que Gregory Charle habille d’une chasuble tous ceux qu’il peut pour leur faire chanter du gospel, comme si c’était notre musique et notre costume nationaux depuis toujours!! Ces deux-là ont pu ainsi se construire une crédibilité et une place chez nous, pour ensuite s’en servir comme tremplin vers l’univers anglo-saxon…

Dans la soirée du réveillon de Noël 2017, vers 23 h, Télé-Québec a poussé l’insulte jusqu’à nous imposer une chanson de Noël tout en anglais, interprétée par une chorale habillée en chasubles!!!

Des chansons françaises à Ici-Musique, on doit surtout se contenter de deux heures au Temps d’une chanson et d’une partie des fins d’après-midi en semaine. La musique du monde, c’est extraordinaire : toutes les traditions musicales sont bonnes à écouter, sauf les chansons et les musiques traditionnelles des Canadiens français et des Québécois, celles-ci ont la lèpre!!! Pourtant elles véhiculent nos mots, nos airs de folklore, les lieux de chez nous. Le but recherché est évident : taire tout ce qui ferait exister le peuple francophone du Canada.

Que les chaînes radio et télé privées choisissent de diffuser principalement les chansons anglo-saxonnes et la musique dite du monde pour accroître leurs cotes d’écoute auprès des 18-34 ans, c’est déjà une distorsion purement commercialiste! Mais cela devient absolument inacceptable des médias gouvernementaux payés nos impôts! Nos aînés n’ont pas assez travaillé et payé d’impôts et de taxes dans leur vie pour avoir le droit d’entendre les musiques qui ont charmé leur vie de Francophones??? Toutes les tranches d’âge devraient pouvoir écouter leurs musiques préférées et les médias publics ont aussi mission culturelle et de transmission d’une génération à l’autre, sans oblitération systématique de pans entiers des 15 siècles de l’univers musical, culturel et historique français!!! Au lieu des 100 nouveautés anglo-saxonnes de la semaine, remplacées par les 100 de la semaine suivante, ne serait-il pas plus sensé de diffuser 80 p. cent de succès, de classiques qui ont fait leur preuve et de réserver 20 p. cent aux nouveautés douteuses. On dirait que le seule genre musical anglo-saxon, c’est une jeune fille qui crie en se lamentant…

Ce n’est pas sans raison que beaucoup de gouvernements québécois, souverainistes ou fédéralistes, réclament du Fédéral la juridiction sur les communications… Mais pourquoi le Canada s’arrêterait-il en si bon chemin? Après 250 ans d’assimilation, le travail est presque achevé! Encore 20 ans et les derniers Francophones seront parfaitement Anglais! Les Anglais savent quoi faire de nous et poussent constamment à notre disparition, en reculant juste un peu quand nous retroussons la tête… Pendant ce temps, nous, nous réfléchissons, nous discutons…! Pauvres innocents, infantilisés, écrasés, puérilisés si souvent, à répétition!!!

Nos jeunes n’écoutent presque plus que de la musique anglaise; composent en anglais, une langue qu’ils connaissent peu; de toute manière, ils ne connaissent qu’un français pitoyable; Comme Justin Trudeau, ils sont citoyens du monde; ils ne sont de nulle part, ils ne sont rien; ils se sont créés tout seuls; ils ne doivent rien à personne; ils ne sont pas issus d’un peuple, d’une culture, d’une tradition donnés; ils sont de purs esprits multiculturels non genrés, comme les anges!!!

Jean Baptiste

3 commentaires

  1. Quand j’ai proposé au PQ en 2011 d’obliger les commerces de mettre de la musique en français et de la radio en français, Pierre Curzi s’y était opposé.

  2. Que dire de toutes ces conférences de presse de nos politiciens serviles à Québec et à Montrèal, qui sont rendues toutes systématiquement BILINGUES. Comme si nos concitoyens anglophones et allophones ne pouvaient pas tous comprendre et s’exprimer en FRANÇAIS, seule langue officielle du Québec!
    Que dire de ces serveurs, commerçants et vendeurs qui peinent à nous servir en FRANÇAIS dans les restaurants et boutiques du centre-ville de Montréal et qui, ajoutant l’insulte à l’injure, nous accueillent par un tonitruant «Bonjour-Hi» !
    Que dire de toutes ces publicités tèlévisuelles soutenues par des chansons en ANGLAIS.
    Autos, parfums, vêtements, produits de consommation de toutes sortes, ne nous sont présentées qu’en ANGLAIS, comme si nous vivions dans l’Ouest canadien ou aux Ètats-Unis !
    Et si jamais un gouvernement osait promulguer une loi pour protéger encore plus le FRANÇAIS, notre seule langue officielle, en rappelant aux commerçant que leur clientèle est francophone à 80% et que dans le 20% restant la grande majorité comprend le français, on les accuserait d’être «fascistes et anglophobes ». Pourtant ces mêmes accusateurs ne se préoccupent aucunement du sort réservé à nos compatriotes francophones des autres provinces, dont l’assimilation est galopante dû au fait qu’ils baignent dans un environnement uniquement anglophone.
    Vivement l’élection d’un gouvernement qui ne laissera plus 60% des nouveaux-arrivants ne pas apprendre le FRANÇAIS. Il faut une gouvernement qui s’engage à renforcer la Loi 101 et à protéger notre culture.
    Le Parti Quèbécois propose une Loi 101 X 2, la Loi 202, ainsi que de sélectionner exclusivement des immigrants francophones et francophiles !
    Nous devons nous réveiller avant de franchir le point de non-retour en ce qu’il concerne la vie de notre nation francophone en Amérique !

  3. Nous avons tous nos petites hantises et obsessions. L’une des miennes est précisément ce dont on parle ici. Je me rappelle encore très bien les rudes discussions qu’un de mes amis de collège et moi avions jadis sur notre langue parlée et «écoutée». C’était dans les années 50 (au siècle dernier!). J’étais tout américain dans mes goûts en musique populaire chantée, tandis que mon ami Jean-Jacques n’en avait que pour la chanson française. Yves Montand vs Perry Como. Les temps ont heureusement changé…pour moi. On ne peut hélas! que déplorer là où nous en sommes aujourd’hui. J’évoque très souvent cette triste situation dans mes échanges avec mes amis sur Facebook et je suis toujours étonné du peu de ressac que peuvent provoquer mes observations. Le petit nombre qui daigne me répondre le fait comme pour me réconforter, je le sens, mais termine souvent son élan de tendresse par un «Faut pas t’en faire, mon oncle. C’est comme ça.» Mais je n’en reste pas là. J’ai récemment créé (bien naïvement, je vous le dis) ma petite chronique de français sur Facebook. J’y affiche chaque fois le drapeau Union Jack pour attirer l’attention et, en quelques courtes phrases, je m’exécute. Un petit exemple du genre de propos que j’y tiens: «Certains d’entre nous utilisent de plus en plus le «Bon matin!» calqué sur l’anglais Good morning! pour se saluer. Pourquoi ne -pas dire simplement «Bonjour!»? C’est court, c’est joli, c’est simple et c’est dans notre langue.» Voilà ma modeste contribution à ce problème qui est beaucoup plus vaste. Nous sommes en quelque sorte David contre Goliath.

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