Le nouveau dogme du « néo-libéralisme linguistique »

« Les langues sont des guidounes et non des reines »

Cassivi et Melançon aux antipodes du combat de la langue française

Un article intéressant sur la question de la ‘’langue française’’ du professeur Jean Delisle et de la thèse de Marc Cassivi, chroniqueur à La Presse. C’est effectivement le combat d’Impératif français n’est-ce pas?

Jean-Francois Raynault

Professeur à l’Université d’Ottawa, Jean Delisle affirme que « Benoît Melançon et Marc Cassivi adhèrent au nouveau dogme du « néo-libéralisme linguistique » dans leurs ouvrages respectifs Le niveau baisse! et autres idées reçues sur la langue (Del Busso, 2015) et Mauvaise langue (Somme toute, 2016). Tous deux regardent de haut ceux qui poursuivent l’incessant combat visant à préserver la sève idiomatique de la langue française et sa richesse lexicale. À leurs yeux, ce combat est aussi futile que ringard, car « les langues sont des guidounes et non des reines », des reines devant qui il faudrait se prosterner. […] Ce qui étonne le plus dans ce débat linguistique est le fait que Melançon et Cassivi acceptent le français hybride et « joualisant » de manière tout à fait décomplexée, voire irresponsable, tout en croyant faire « rayonner la langue française ». Leur technique rhétorique consiste à traiter de vieux réactionnaires ceux qui considèrent que le franglais est beaucoup plus qu’un simple épiphénomène artistique sans effet réel sur la place et sur la qualité du français au Québec. D’où la riche collection d’épithètes dont ils affublent ces « puristes » déconnectés de la réalité qui, à leurs yeux, sont des « essentialistes linguistiques », des « curés aux oreilles écorchées », des « chevaliers de l’apocalypse linguistique », des « alarmistes », des « monomaniaques du français ». »

Michael Nm Reno