Elvis à l’aréna Maurice Richard. Assimilation culturelle

Championnat canadien de patinage de vitesse

Elvis à l’aréna Maurice Richard – « J’ai assisté à un écrapoutissement culturel »

J’ai assisté au Championnat canadien de patinage de vitesse samedi dernier à l’aréna Maurice Richard.

Tout était bilingue : le programme, les sites des organisations sportives et les commentaires de l’annonceur .

Tout était bilingue/bilingual  sauf, la musique, omniprésente. Pendant les nombreuses poses entre les compétitions, les hauts-parleurs ne diffusaient que des chansons anglophones.

Et pourtant l’événement avait lieu à Montréal, présentait une large majorité de patineurs québécois (44/64), des bénévoles francophones et de rares supporteurs (amis et parents) aussi québécois y assistaient et la compétition était organisée par la Fédération de patinage de vitesse du Québec.

Qui est responsable de cette auto-assimilation culturelle ? Les  commanditaires : Montréal? Québec ? le Canada ! les fédérations sportives ? Qui pourrait le dire ? 

Mais le constat est consternant : j’ai assisté à un écrapoutissement culturel avec la complicité de nos élites québécoises, maires et présidents des fédérations sportives. De plus, l’ annnonceur, québécois lui aussi, participait avec un enthousiasme délirant à cette assimilation en faisant des commentaires dans un franglais ridicule ; on aurait dit la résurrection d’Elvis Gratton! Yes sir !

Maxime Courval. Montréal

1 commentaire

  1. Lorsque je vous dis qu’en de nombreux domaines, plus particulièrement au niveau de la langue, le Québec retourne dans les années 1950 où la minorité anglo-ethnique disait à la majorité francophone, quelle langue il fallait parler à Montréal…Ainsi que dans d’autres villes. Actuellement, avec le multiculturalisme prêché sur toutes les chaires fédéralistes «canadian» dans le but de nous assimiller totalement, cette même minorité a reprit de l’ampleur au point de s’en donner à coeur à tasser du revers de la main le français de plus en plus malmené au détriment de l’anglophonie. Vrai aussi qu’elle compte dans ses rangs des comparses colonisés, bilingual des 2 langues qui font leur jeu en rampant devant eux. Nous ne sommes pas sortis de ce cirque linguistique avec des affronts tels le Championnat canadien de hockey junior, puis tout récemment celui à l’aréna Maurice Richard qui, lui-même autant que ses compagnons francophones de l’équipe devaient obligatoirement parler anglais dans le vestiaire. 68 ans plus tard, nous revenons sur nos pas en ce qui concerne la langue de Molière. Pour la défendre, inutile de compter sur la Loi 101 qui compte davantage de trous que de points de lois, mais qui vaudrait quand même la peine de la dépoussiérer et lui redonner tout son impact d’alors.

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