Donc, pour la « québécoise » Phazon, c’est en anglais, et en anglais seulement, que ça se passe.

Bonjour équipe du Devoir,

Le texte de M. Parazelli paru dans Le Devoir du 4 Février dernier (http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/490893/s-entrainer-en-toute-liberte) aura été critiqué, avec raison, par l’auteur d’un article intitulé :« La « québécoise » Phazon : ou comment perdre son âme et sa dignité » (http://vigile.quebec/La-quebecoise-Phazon-ou-comment-80130). En référence notamment au site de la firme en question (ô combien stéréotypé au surplus : la mode, est-ce autre chose que de tenter de se distinguer en faisant comme tout le monde…?) : https://www.phazon.com/ (info@phazon.com)

Je cite un extrait :

[…]  Donc, pour la « québécoise » Phazon, c’est en anglais, et en anglais seulement, que ça se passe. Sur son site cybernéen, d’abord, où on ne retrouvera pas la moindre trace de français !!! (ne fût-ce, n’est-ce pas, que les prénoms des membres du « Team »), mais également – et rien moins – dans ses communications avec sa clientèle.

Ahurissant. Franchement ahurissant.

Appelons pareil phénomène le mépris profondément pathologique de soi.

Avec la bénédiction du très vigilant Office Québécois de la Langue Française (OQLF). Of course.

Ainsi que celle du Devoir, qui, rappelons-le, aura offert à ce Phazon une magnifique publicité gratuite dont elle n’aurait jamais osé rêver. Et ce, sans l’ombre du moindre sens critique. Dans le genre, il faut bien l’admettre, Gesca n’aurait pas fait mieux. […] [jlg]

——————–

Je suis consterné que Le Devoir puisse avec tant d’insouciance manquer à ce point à son devoir critique et de vigilance. Ce texte s’apparente en effet à une publicité gratuite d’une entreprise « québécoise » qui se fiche totalement et du Québec et de sa langue, de son unique langue, officielle.

D’ailleurs, sur le site de ces gens, il est absolument impossible de savoir qu’il s’agit d’une maison québécoise. Outre l’absence révoltante du français, aucune adresse postale, en effet, sauf erreur (ou fichtrement bien… dissimulée), n’y est repérable.

« Citizen of the World I am », semble dire le « chef de Team » des lieux. Comme si le monde, c’était tout à la fois nulle part et une, une seule, langueétrangère par surcroît, parmi plus de cinq mille autres s’exprimant tout autour de la Planète. Une vision politique à la hauteur intellectuelle d’un élève de Secondaire II (et fils de quelque « brillant » Jean-Marc Fournier de ce monde, au passage, qui lui aura bien irrigué le cerveau jusque-là : eh non ! hélas, on ne choisit pas ses parents, mon cher Mark, Jef, John ou Jim… de prénom), mon cher… Chris.

Le Devoir serait-il devenu un commanditaire empressé du comportement extraordinairement colonisé de ce personnage et de son entreprise ???

Sans doute grassement subventionné, qui plus est, on peut en tout cas le présumer, par notre très néo-libéral Canadian Government à… l’Assemblée nationale du Québec.

Décidément, M. Myles, je reconnais de moins en moins la proverbiale colonne vertébrale du Devoir au fil des derniers mois…

Aurait-il été acheté par Power Corporation sans que la nouvelle ait été mentionnée dans ses propres pages…?

Pour ma part, je n’ai rien vu… venir.

En termes succincts : un Devoir de moins en moins fiable.

Et c’est rien moins que désastreux. Et pour la démocratie, et pour la liberté d’expression au sein du Québec auquel aspirait Henri Bourassa.

Et je n’en décolère pas.

Car un Devoir complice aveugle des Phazon de tout acabit, c’est proprement injurieux à l’égard de la nation québécoise tout entière.

Merci.

Frédéric Sébastien